Home / The Dump Blog

For whom are these snakes

Pour qui sont ces serpents? (show) October 15th, 2006 On stage, the actors. They appear backlit Ted, silhouetted. The back of the stage is a screen an hanging above, are long like, elastic shapes of which the motion reminds the one of snakes. Amongst the auditors, some handle small devices (cellar phones, PDA). The latter know the image on the screen is the one filmed by the video cameras, the snakes’ eyes. The devices film on request of the actors, sometimes in close-up, on their lightened side. Based in the controls set, the cutting off is made according to the shots, guided by an audience that want to see more and more, closer. The succedance of images are real-time mixed. Amongst the actors, video (snakes) constitute a scopic permanent thrill, testifying their over exposition, creating a proximity unfound in theatre. Their video-sights denunciate, at the same time, the anxiousness of being seen, the fear of being ignored, the to eye contact with the audience. The paradox is also issued, at this time they share the space of the room, and the spectators can find themselves watching the actors on screen although they can see them on stage, partially hidden by their silhouette in action. Pour qui sont ces serpents?

(spectacle)

written : 15 octobre 2006

Sur scène les acteurs. Ils apparaissent à contre jour, en silhouette. Le fond de scène est un écran. Du plafond pendent des formes allongées et souples dont la silhouette évoque, dans ses mouvements, celle des serpents.

Dans la salle, parmi le public, certains manipulent de petits dispositifs. Téléphone, PDA. Eux savent que l’image projetée en fond de scène est celle vue par la caméra, œil de serpent, qu’ils pilotent, et qui filme à la demande les acteurs, parfois en gros plan, depuis leur face éclairée. Les images se succèdent sur scène, comme mixées en temps réel. Depuis la régie, le montage se fait en fonction des prises de vues guidées par les spectateurs, qui veulent en voir, en savoir plus, de plus près. Parmi les acteurs, les caméras/serpents constituent une menace scopique permanente, témoignant d’une surexposition de l’acteur, créant une proximité que le théâtre refuse. Les regards-camera de l’acteur trahissent simultanément : l’angoisse d’être vu, la crainte d’être ignoré, le contact les yeux dans les yeux, avec LE spectateur.

Le paradoxe vient aussi qu’alors qu’ils partagent l’espace de la salle, le spectateur pourrait se trouver à regarder l’acteur sur l’écran alors que le public voit son image sur scène partiellement masquée par sa silhouette en action.

L’interface de pilotage des cameras contient un écran tactile qui montre l’image vue par la camera et les deux zones d’interaction : pouce gauche : montée et descente de la camera, pouce droit : rotation horizontale (panoramique). Un bouton peut être dédié au zoom.