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Thrills

composition visuelle et sonore Temps réel Player : TGV, arrêt en pleine campagne. Le vent caresse une petite butte de terre couverte d'herbe et de graminées qui longe la voie. Il y a quelque chose de sensuel dans cette caresse et l'on sentirait presque la colline vibrer d'émotion. Sans le son, nulle violence dans le geste. shrills L'herbe complaisante ou réticente réagit au contact comme les poils sur la peau. Certains mouvements plus amples rappellent le glissement des muscles sous la peau frémissante du cheval. Dans cette relation complexe entre un flux et une matière particulièrement réceptive, on retrouve exprimée la richesse des nuances qui régissent les relations de groupe soumises à des flux d'information ou de pouvoir. Chaque brin d'herbe se courbe sous la caresse puis semble, lorsque le vent s'intensifie, plier sous la pression. S'il émettait un son traduisant d'abord le plaisir puis la résistance enfin la douleur, l'ensemble de la butte traduirait cette rencontre ambiguë en un concert murmuré. Les mouvements plus amples qui suggèrent une réaction de la terre comme un corps musculeux seraient traduits par une autre entité sonore participant au dialogue charnel de la nature qui s'abandonne à elle-même. Comme à la surface de l'eau distordue par la houle et les vagues, c'est la zone de contact entre les deux éléments, celle qui constitue aussi en d'autres lieux la "peau" de l'architecture, qui traduit la qualité de la relation intérieur/extérieur, résistance à la différence des natures, à l'hostilité possible de l'extériorité, à la tentative de contact. Le dialogue s'instaure quand la matière a la souplesse de jouer la rencontre comme une partition à deux voix ou une chorégraphie à deux corps. (visual and sonorous composition) Player: TGV (high-speed train), full country stop. Long the line, wind is caressing with a little hill, covered with grass and herbs. This gentle playing has something sensual and one almost feels the hill vibrating with emotion. Free from sound, violence in the movement is nowhere to be seen. Pleased…reluctant, the grass is like bristle on the skin, and wide motions remind the shifting of muscles under a horse’s trembling skin. In his complex relation between a flux and an especially receptive substance, one meets the expressed richness of tinges that rule group relations. These are kept under flows of information or of power; each blade of grass bends under the caress, and seems, when the wind deepens, to curve besides pressure. A sound supposedly would come out, a sound starting resistant and further painful; then the whole hill would transpose this ambiguous meeting in a whispered concert. This sizable movement, which suggests an earth reaction, where the earth is as a muscled body , would be transposed by another sonorous entity, participating to the dialogue of nature abandoning herself. As on the surface of water, distorted by the heave and waves, it is a contact area between two elements, which constitute, in other instance, the “skin” of architecture, which expresses the quality of inside/outside relations, resistance to the difference of the natures, possible hostility to exteriority, to the contact attempt. THE dialogue establishes itself when the substance plays the meeting as a double voice score or double body choreography.