Black Hole
Installation, vent
Dans une période où la sensation redevient une valeur acceptée par le monde de lââ¬â¢art, James Turrell, Anish Kapoor, Olafur Eliasson, on peut, dans le même esprit, penser que les artistes du vent (Fan Addicts, cf. plus bas) pourraient travailler lââ¬â¢intensité par le vide. De Klein àTurrell, on a cherché àcréer une véritable aspiration de lââ¬â¢Ã¢me par forfait de la rétine (on ne parlera jamais assez du retour du rétinien dans la période contemporaine). Assumons la littéralité du propos, et après lââ¬â¢immersif promulguons lââ¬â¢aspiration, supposée pleine de nos espoirs et de nos doutes.
La surface affectée est au travail de Turrell ce que la fenêtre est au tableau de la Renaissance.
Il sââ¬â¢agit dââ¬â¢un trou, donnant sur un espace noir, sans reflet, absorbant la totalité de la lumière. Quand on passe devant on est comme physiquement happé par le vide dââ¬â¢air entretenu àlââ¬â¢intérieur. Le dispositif oblige àse tenir àdistance, et là, seul un rectangle noir semble collé àla surface du mur. La minceur de ce dernier pourrait donner lââ¬â¢impression de lââ¬â¢Ã©paisseur dââ¬â¢une toile tendue sur un châssis àla perspective inversée.
Mais là, pour le marchand, cââ¬â¢est dur de vendre du vent, et plus encore quand lââ¬â¢Ã
âuvre prend, en lumière et en air, plus quââ¬â¢elle ne donne
Et pour le Fan Addict, il se pourrait que ce soit la présence visuelle de lââ¬â¢hélice qui manque. Si création il y a.
Mais là, pour le marchand, cââ¬â¢est dur de vendre du vent, et plus encore quand lââ¬â¢Ã
âuvre prend, en lumière et en air, plus quââ¬â¢elle ne donne
Et pour le Fan Addict, il se pourrait que ce soit la présence visuelle de lââ¬â¢hélice qui manque. Si création il y a.