Das Es (ça)
Peinture, lumière
Les limites de la perception définissent le territoire du doute. On présuppose que lââ¬â¢Ã
âuvre picturale doit tenir de lââ¬â¢Ã©nigme pour activer dans lââ¬â¢esprit du regardeur les mécanismes dââ¬â¢interprétation qui contribuent àlââ¬â¢Ã©motion esthétique (que de certitudes, quââ¬â¢il faut parfois abandonner pour retrouver intact le plaisir de la chair).
Une toile blanche. Peinte uniformément. Un autre monochrome.
Alors une lumière fugace - qui marque plus par la persistance de lââ¬â¢impression quââ¬â¢elle laisse sur la rétine que par la durée dââ¬â¢impact réel devrait créer cette vision. Une sorte de retour forcé du refoulé.
Le regardeur attentif peut distinguer, croit-il, une silhouette qui flotte àla surface mais disparait dès quââ¬â¢il tente de mieux la voir.
Une surface de leds, derrière la toile, éclaire une fraction de seconde, laissant apparaître par transparence le contenu, le temps d'être absorbée par la surface blanche.
Le sujet de lââ¬â¢apparition nââ¬â¢est révélé au propriétaire de la toile que lorsquââ¬â¢elle lui est livrée. Le contenu nââ¬â¢est déterminé par lââ¬â¢artiste quââ¬â¢Ã la suite d'une discussion plus ou moins longue avec le futur collectionneur. Le message subliminal lui est destiné.