Chez VW, le battement dââ¬â¢aile de coccinelle ne manque pas dââ¬â¢air
Le mapping serait-il la mutation numérique de la métaphore ?
Les tropes sââ¬â¢attrapent par paire, de nos jours binaires ou de paires en pairs chacun trouve un compte plus ou moins bon, relativement satisfaisant, et certains termes que l'on pourrait traduire par transposition, plaquage, nappage, cartographie prennent un sens singulier et néanmoins délicieusement révélateur.
Nombre dââ¬â¢Ã
âuvres quââ¬â¢on tague numériques fondent leur dimension poétique sur lââ¬â¢art du mapping. Il nââ¬â¢est pas question ici de technologie, mais de transposition, au sens rhétorique et musical.
Quand les chaînes causales rejoignent les associations poétiques, le mapping trouve une place attendue et confortable. Les faits se plaquent lââ¬â¢un sur lââ¬â¢autre sans que pour autant lââ¬â¢excitation esthétique opère.
Projet :
Cââ¬â¢est ainsi que le spectateur, esclave et maître du spectacle, voit lââ¬â¢image ciller au rythme de ses paupières qui trahissent lââ¬â¢ennui comme lââ¬â¢excitation. Quand les phases béantes de cette intermittence vomissent le flot mal digéré de la télé. Le zapping piloté par le papillon dans sa cage qui de lââ¬â¢aile coupe le flux continu de la télécommande qui dit quand et comment lââ¬â¢image suffit. Le battement devient nombre et les programmes sââ¬â¢enchaînent en plans débridés. Le montage asservi, àrien, sinon àlââ¬â¢alea du libre cours du corps sans sens, àla rythmique physique, pertinente au-delàdes signes en suspens. Cââ¬â¢est ici la chaleur qui pilote le lépidoptère. Elle nous dit quââ¬â¢ailleurs, àSydney, le soleil faiblit. Lui qui se reflète sur les lunettes miroir dââ¬â¢une pin-up qui se gratte dââ¬â¢aise face àlââ¬â¢image en ligne dââ¬â¢un bellâtre qui luit, sââ¬â¢en fout car il pense que lââ¬â¢art est affaire de loto.
Le hasard a ses lois que lââ¬â¢art ne connait pas. Toujours.