
Nous sommes dans une période étrange où lââ¬â¢Ã©puisement des ersatz idéologiques ne parvient pas àapporter de réponse satisfaisante en termes d'action face àun libéralisme triomphant ; c'est dans sa nature!
Rares sont ceux qui se disent encore révolutionnaires et pourtant la nécessité du changement est patente tant les signes de crash potentiel se multiplient : écologiques, économiques, religieux, culturels, militaires...
Les modalités d'action traditionnelles ââ¬âmanifestation, grèveââ¬Â¦- peuvent avoir un impact local, voire corporatiste (augmentation de salaire, maintient de l'emploiââ¬Â¦) mais peu d'impact sur les enjeux àl'échelle nationale ou planétaire. Il reste àinventer des formes d'action, dââ¬â¢inflexion des tendances, adaptées ànotre époque.
La crise du pétrole se trouve être àl'image des valeurs en vigueur: spéculation intensive (dissociation du prix et du marché), consommation excessive d'un capital limité : épuisement des énergies fossiles.
Les pratiques hors dââ¬â¢usage :
La révolution comme son nom lââ¬â¢indique nââ¬â¢Ã©voque que lââ¬â¢Ã©ternel retour de certitudes de substitutions supposées remplacer avantageusement les valeurs dominantes. Et lââ¬â¢heure nââ¬â¢est plus aux certitudes mais àlââ¬â¢Ã©valuation de leur crise et de leurs conséquences. Seules les grandes religions continuent de maintenir lââ¬â¢illusion de certitudes inébranlables qui nââ¬â¢apparaissent en rien une réponse acceptable (et moins encore souhaitable) àla crise du village planétaire.
La grève touche souvent ceux qui ne sont pas àl'origine du préjudice subi.
Le boycott, lui, devient rapidement intenable pour ceux qui le pratiquent comme pour ceux qui le subissent. Comme dans toutes
les formes aggravées dââ¬â¢addiction, la responsabilité entre producteur, fournisseur et consommateur est partagée et il ne sââ¬â¢agit pas de punir mais de guérir.
Le projet est ici de programmer, DANS UN AN, LA GREVE DU PETROLE.
Il s'agit bien d'une action collective, qui se limite àune seule cible : la consommation immodérée du pétrole.
L'annonce largement anticipée permet de se préparer àlââ¬â¢Ã©vénement.
Et
c'est la préparation qui constitue la véritable action.
Les étapes :
1/
Lââ¬â¢annonce
Annoncer la date 1 juin 2009. En plein printemps, la consommation dââ¬â¢Ã©nergie est naturellement limitée, un démarrage hivernal serait plus difficile àmettre en place.
2/
préparer la population àrelever le défi
3/ pour cela
multiplier les supports de réflexion, d'échange et de dialogue, les forums, les débats. Bref favoriser l'analyse des conséquences et se préparer àtenir le siège.
4/ créer
un site de référence où sont compilées toutes les informations sur l'action en cours et les hypothèses pour sa réussite.
5/
Les champs de dépendance : définir les domaines sensible et les traiter de façon méthodique. Ne pas négliger ce qui fait appel aux dérivés du pétro : matières plastiques, macadamââ¬Â¦
6/
Distinguer lââ¬â¢existant de lââ¬â¢avenir. Inutile de détruire un objet en plastique. Le remède est pire que le mal qui est déjàfait.
7/
Les patches : l'idée n'est pas de paralyser le pays mais bien au contraire de faire la démonstration qu'il est possible progressivement de se défaire d'un produit dont nous sommes devenus dépendants sans pénaliser la partie de la population qui lui doit sa survie.
Compiler les propositions pour résoudre les questions immédiates, solutions alternatives de transport, organisation du covoiturage, mise en place rapide d'énergies alternatives opérationnelles et économiques, création de clubs de discussion de proximité pour résoudre les problèmes spécifiques.
8/ tenter d'
identifier les implications secondaires et leurs conséquences : ex. chute du prix des voitures d'occasion, emploi des pompistes, crise économique des stations service (leur proposer une activité alternative liée àla GREVE)
9/
Le partenariat médiatique : organiser un partenariat avec un quotidien (1 page par semaine, pour commencer àadapter si le mouvement se développe), un hebdomadaire et un mensuel,
10/ activer
un débat permanent sur les solutions, non sur les solutions alternatives pour le long terme mais comme dans toute addiction tout ce qui peut contribuer àtenir un jour de plusââ¬Â¦ (àsuivre)