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	<title>OpenArtBlog &#187; Performance</title>
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	<description>Art, New Media and after...</description>
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		<title>L&#8217;Orchestre Mécanique ou le langage musical de Pierre Bastien</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 15:33:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laura Doupeux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>
		<category><![CDATA[installation]]></category>
		<category><![CDATA[Installation sonore]]></category>
		<category><![CDATA[Low Tech 2012]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[Open Art]]></category>
		<category><![CDATA[Performance]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec ses machines automates au goût du passé, Pierre Bastien crée un système automatique générateur de son par lequel il pose la question de la déshumanisation de l&#8217;instrument autant que de la place de l&#8217;homme dans la création. Qui est &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=2114">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Avec ses machines automates au goût du passé, Pierre Bastien crée un système automatique générateur de son par lequel il pose la question de la déshumanisation de l&#8217;instrument autant que de la place de l&#8217;homme dans la création.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-2114"></span>Qui est Pierre Bastien ? Un musicien ? Un inventeur ? Un « décompositeur bruitiste » ? Un… enfant ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le Festival d’art numérique Exit, à Créteil, était cette année placé sous l’angle du <em>Low Tech</em> ou « basse technologie ». Une vingtaine d’installations étaient présentées, recréées avec les outils du passé. Bricolage, inventions fantasques, jeux de bois « à l’ancienne », il s’agissait d’opposer le <em>low tech</em> au <em>high tech</em>. Un mélange d’artisanat ludique, d’arts visuels et de numérique, un retour vers un passé qui imaginait naïvement notre futur, pour mieux dénoncer un présent trop technologique.</p>
<p style="text-align: justify;">L’une des installations de l’exposition était celle de Pierre Bastien, <em>L’Orchestre Mécanique</em>. Avec lui, c’est surtout un grand bond dans le passé que l’on fait, un passé qui sent l’inventeur à monocle fou, minutieux, la poussière d’un atelier 1900. Il y a le bois, il y a ces minuscules mécanismes comme ceux des boîtes à musique, il y a un goût de pantin. Il y a comme une âme enfantine et curieuse. Dans l’œuvre de Pierre Bastien, il y a un rappel à cette tradition des automates. Un automate est un dispositif se comportant de façon automatique, sans intervention d’un être humain, conçu pour exécuter une séquence déterminée d’opérations de manière synchronisée. Il s’agit donc d’un objet programmé, doté d’une mémoire, qui reproduit le mouvement et les attitudes d’un être vivant. Pour exemple parmi les plus célèbres automates sonores, la Joueuse de tympanon, créée en 1780 et propriété de Marie-Antoinette. La poupée est capable de jouer huit morceaux de tympanon. Le cylindre à l’intérieur du corps de celle-ci actionne des cames (organes mécaniques jouant le rôle de mémoire et destinés à restituer un mouvement de translation ou de rotation). Dans la veine des inventions musicales géniales comme celles de Jacques de Vaucanson au 18<sup>e</sup> siècle, Pierre Bastien se place à la fois en héritier et innovateur de cette mécanique devenue art.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L’Orchestre Mécanique</em>, de Pierre Bastien, créé en 1986, est un orchestre de machines musicales, des instruments anciens et classiques qui s’animent mécaniquement, par un système de robotisation, plus précisément des robots fabriqués à base d’éléments de Meccano (un jeu de construction entièrement métallique) et activés par des moteurs électriques, souvent issus de vieux tourne-diques. Parmi ces instruments, des luths, un bendir marocain, un saron javanais, le koto japonais, un violon, un violoncelle… Ici, le processus mécanique est donné à voir pour lui-même. Prenons le violon : posé « debout » sur une structure métallique composée d’engrenages, l’archet, activé par une poulie, est placé devant l’instrument. Une fois la mécanique mise en route, l’archet commence sa danse automatique et répétitive, et fait naître les sons du violon au contact des cordes. Le tout est éclairé par une ampoule dissimulée au milieu de tout cet ensemble. Devant ce spectacle, on reste émerveillé, comme si tout cela s’adressait à l’enfant qui sommeille en chacun de nous.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://benayoun.com/openartblog/wp-content/uploads/2012/05/IMG_0649.jpg" alt="L'Orchestre Mécanique de Pierre Bastien" width="400" height="300" align="center" /></p>
<p style="text-align: justify;">Retour à Créteil.  L’orchestre est exposé, Pierre Bastien absent. D’autres fois, il joue avec son orchestre <em>Mecanium</em>, &#8211; même principe que <em>L’Orchestre Mécanique</em> &#8211; en solo ou avec des artistes comme Pierrick Sorin ou Robert Wyatt. Dans les années 1990, <em>Mecanium</em> inclut jusqu’à 80 machines-musiciens.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L’Orchestre Mécanique</em> joue de courtes mélodies, en boucle. Quelque chose de méditatif et d’obsédant. L’émotion vient de la fascination que l’on ressent face à la perfection du mécanisme qui crée une répétitivité presque angoissante des mélodies. Faut-il y voir une référence au <em>Mouvement des Pendules</em> du compositeur minimaliste Steve Reich, qui utilise des pendules pour illustrer le processus de <em>phasing</em> ? Ce dernier<em> </em>consiste en la répétition infinie d’un court motif musical. Ces motifs se superposent les uns aux autres et se décalent graduellement. Chez Pierre Bastien, il y a cette idée de superposition de sons répétitifs nés mécaniquement, autant que de douce cacophonie purement orchestrée. Il s’agit de musique et pourtant ce n’est pas ce sur quoi se focalise notre attention. Un ou plusieurs instruments se mettent en marche, suivis par un autre, remplacé par un autre. Sur une durée d’environ 15 minutes, les 16 instruments de l’ensemble vont se succéder, faisant passer la mélodie d’un univers à l’autre. On est curieux de découvrir un nouvel instrument se mettre en marche, surpris par la façon dont il s’actionne. On a l’impression d’une humanisation de ces objets. Pourtant, n’est-on pas ici plutôt dans leur déshumanisation ? Ils semblent certes presque autonomes, mais veulent se passer des humains habituellement nécessaires à leur fonctionnement. Y’a-t-il donc derrière tout cela une remise en question de nos pratiques anciennes et usuelles ? Si la musique nous dépassait à tel point qu’elle pouvait finir par se passer de nous ? Et si elle était plus universelle que l’Homme ? Plus objectivement, ici, l’Homme reste indispensable, c’est un homme assembleur de pièces, le créateur invisible d’un ensemble d’automates mélodiques. D’ailleurs, Pierre Bastien le précise : « Je me suis aperçu que j’étais incapable de diriger des musiciens, de leur demander d’interpréter une ligne musicale. C’est donc presque naturellement que je me suis tourné vers les machines. ».</p>
<p style="text-align: justify;">La polyphonie naît de cette mise en action de la production de sons multiples, dans un dispositif performatif. C’est ici le cœur de l’œuvre de Pierre Bastien. Il a crée un système processuel qui génère du son, c’est à dire un dispositif qui produit de la musique. On n’est alors pas en situation d’interprétation, comme dans un orchestre. Pourtant, dans un orchestre, les instrumentistes sont aussi la condition d’apparition de la musique. Et c’est effectivement ici la démarche de Pierre Bastien. Ses machines n’interprètent pas la musique, elles la génèrent. Même s’il repose sur des instruments réels, son système mécanique est la seule condition pour que naisse le son. En ce sens, il est orchestre.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais qu’en est-il de l’auteurat des mélodies ? Le chef d’orchestre n’est pas l’auteur, le compositeur, il est l’intermédiaire entre ces derniers et l’œuvre musicale. Pourtant, les mélodies de <em>L’Orchestre Mécanique</em> sont nécessairement pensées au préalable. Les décisions prises par Pierre Bastien pour organiser l’apparition des sons témoignent donc de sa place d’auteur. Alors Pierre Bastien n’est pas chef d’orchestre.</p>
<p style="text-align: justify;">Quel discours rattacher à cette œuvre ? Est-il passéiste, nostalgique ? Préfigure-t-il une approche sensible à une époque où certains souhaitent une économie de moyens, un retour à la basse technologie qui semble vouloir répondre aux problématiques actuelles de la technologie pour mieux s’y opposer ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui est Pierre Bastien ? Un musicien ? Un inventeur ? Un « décompositeur bruitiste » ? Un… enfant ?</p>
<p style="text-align: justify;">Il est un homme qui utilise la machine comme extension de lui-même, l’inventeur d’un langage musical, assurément.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Crédits photos : Cassandra Ribotti</p>
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		<title>Highscreen d&#8217;Aram Bartholl : Mise en veille interrompue</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Apr 2012 14:58:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Quentin Sautour</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arte Creative]]></category>
		<category><![CDATA[Net Art]]></category>
		<category><![CDATA[Performance]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec <i>Highscreen</i>, l’artiste allemand Aram Bartholl reste cohérent avec son oeuvre en questionnant relations entre le monde numérique et la vie de tous les jours. Il redonne vie, quelques minutes durant, aux écrans cathodiques abandonnés dans les rues de Berlin. Dernier souffle de vie avant l’oubli.   <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=1333">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Entre performance et art visuel, </em><em>l’artiste allemand Aram Bartholl montre avec </em>Highscreen<em> sa capacité à se réinventer tout en restant en cohérence avec l&#8217;ensemble de son oeuvre. </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Questionnant de nouveau les relations entre le monde numérique et la réalité, il redonne vie, quelques minutes durant, aux écrans cathodiques abandonnés dans les rues de Berlin. Comme un dernier souffle de vie avant l’oubli&#8230;</em></p>
<p><span id="more-1333"></span></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">Aram Bartholl fait partie de ces artistes qui ont le vent en poupe. Cet allemand de 39 ans s’est récemment fait connaître aux yeux du grand public avec son projet <em>Dead drops, </em>sorte de « peer-to-peer » des rues. L’idée consistait à créer un lieu d’échange matériel en cimentant des clés USB dans des murs, des poteaux ou même des arbres, accessibles à tous. D’abord localisé à New-York où il était en résidence, le projet s’était ensuite étendu à des villes comme Barcelone, Belgrade, Rome ou encore Paris. Nous étions alors en 2010 et l’artiste signait là son œuvre la plus médiatisée.</p>
<p style="text-align: justify;">Un an plus tard, on le retrouve dans un projet plus modeste, <em>Highscreen, </em>une œuvre de commande pour Arte Creative, la plateforme de la chaîne franco-allemande destinée à l’art et aux médias de demain lancée début 2011. Il s’agit d’une intervention urbaine qui vise à redonner vie aux écrans cathodiques abandonnés dans les rues de Berlin en y projetant de l’art internet avant qu’ils ne disparaissent totalement. Connectés à un ordinateur portable et alimentés par une batterie externe, les moniteurs diffusent chacun une œuvre différente : <em>404</em> de JODI (1997), <em>C.R.E.A.M</em>. de Evan Roth (2010), <em>therevolvinginternet.com</em> de Constant Dullaart (2010), et <em>Super Mario Clouds</em> de Cory Arcangel (2002).</p>
<p style="text-align: justify;">Bartholl procède à la manière d’un chirurgien, utilisant toujours le même procédé pour réaliser ses interventions. Le premier temps est marqué par la performance pure : l’artiste trouve le moniteur, lui insuffle la vie lorsqu’il le peut à l’aide de ses moyens techniques. L’objet est sacralisé : il ne le touche pas, ne le déplace pas mais se contente simplement de faire passer une œuvre à travers l’écran. Puis, l’artiste disparaît et laisse l’objet seul animé ; son œuvre s’autonomise. Alors se laisse entendre un bip constant qui vient marquer le caractère éphémère de l’œuvre et signer la mort définitive de l’écran cathodique. Cependant, cette performance éphémère est immortalisée dans une vidéo réalisée par l’artiste lui-même qui vient marquer la quatrième phase de son travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme souvent dans ses travaux, Aram Bartholl questionne les relations entre le monde numérique et la vie de tous les jours. Il engage une réflexion particulière sur la grande toile et ses ressources mais nous interroge également sur nos pratiques de web addict. Grâce à cette création, Bartholl montre à quel point il est possible de hacker l’espace public avec de vieux moniteurs qui sont pourtant sensés ne plus rien représenter – puisqu’il sont destinés à être détruits. Les quelques passants qui se penchent la performance de l’artiste sont interloqués, surpris par cet objet, le regardant comme s’il leur était étranger alors même qu’il est au cœur de leur vie. La diffusion de l’art internet via son principal média qu’est l’écran, mais de manière complètement décontextualisée, forme une nouvelle œuvre à part entière. Le choix des net arts diffusés s’inscrit dans ce procédé puisqu’elles jouent sur les symboles de la culture populaire informatique : le célèbre message d’erreur 404, la page d’accueil de Google ou encore le jeu vidéo Super Mario. Le travail de Bartholl relève donc à la fois de la performance mais également de l’art visuel.</p>
<p style="text-align: center;"><object id="playerArte" width="640" height="362" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="quality" value="high" /><param name="src" value="http://download.creative.arte.tv/creative/flash/player.swf?videoId=387&amp;admin=false&amp;mode=prod&amp;embed=true&amp;appContext=creative&amp;lang=en" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="pluginspage" value="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" /><embed id="playerArte" width="640" height="362" type="application/x-shockwave-flash" src="http://download.creative.arte.tv/creative/flash/player.swf?videoId=387&amp;admin=false&amp;mode=prod&amp;embed=true&amp;appContext=creative&amp;lang=en" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" quality="high" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" /></object></p>
<p>En savoir plus :<br />
• <strong><em>Dead drops </em></strong>(2010) : <a title="deaddrops.com" href="http://deaddrops.com/" target="_blank">deaddrops.com</a><br />
• <strong><em>Highscreen</em></strong> (2011) : <a href="http://creative.arte.tv/en/space/Aram_Bartholl/message/194/_Highscreen___2011/" target="_blank">sur le site d&#8217;Arte Creative</a></p>
<p>Crédits photographiques : Aram Bartholl from Aram Bartholl: The Speed Book, Copyright Gestalten 2012</p>
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