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	<title>OpenArtBlog &#187; numérique</title>
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	<description>Art, New Media and after...</description>
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		<title>&#171;&#160;GLOBAL STRING&#160;&#187; DE ATAU TANAKA : UNE OEUVRE-INSTRUMENT INTERACTIVE</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 13:30:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interactivité]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[espace]]></category>
		<category><![CDATA[global string]]></category>
		<category><![CDATA[numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Oeuvre-Instrument]]></category>
		<category><![CDATA[réseau]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Utiliser l’espace virtuel comme caisse de résonnance est le concept de Global String  d’Atau Tanaka, une œuvre-instrument d’un nouveau genre qui vise à démultiplier l’espace de la performance artistique. Global String est une installation musicale[1] interactive destinée aux galeries. Elle prend &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=359">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Utiliser l’espace virtuel comme caisse de résonnance est le concept de <em>Global String</em>  d’Atau Tanaka, une œuvre-instrument d’un nouveau genre qui vise à démultiplier l’espace de la performance artistique.</strong></p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-359"></span></p>
<p style="text-align: center"><em><a href="http://benayoun.com/openartblog/?attachment_id=392" rel="attachment wp-att-392"><img class="wp-image-392 aligncenter" src="http://benayoun.com/openartblog/wp-content/uploads/2012/01/Capture-d’écran-2012-01-13-à-13.39.31-300x227.png" alt="" width="216" height="163" /></a></em></p>
<p style="text-align: justify"><em>Global String</em> est une installation musicale<a title="" href="#_ftn1">[1]</a> interactive destinée aux galeries. Elle prend la forme d’une corde d’acier de 15m de long, connectée virtuellement par internet à une autre corde identique. Lors de la présentation au festival Ars electronica de 2001, l’installation était « reliée » entre Rotterdam (Ars electronica center) et Budapest (Trafo/C3).</p>
<p>Deux écrans viennent compléter l’installation :</p>
<ul style="text-align: justify">
<li>Une visualisation en temps réel (visio-conférence) de « l’alter ego » de la corde (Budapest visible de Rotterdam et vice versa).</li>
<li>Une projection de la forme d’onde jouée sur la corde.</li>
</ul>
<h2 style="text-align: justify"><a href="http://benayoun.com/openartblog/?attachment_id=454" rel="attachment wp-att-454"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-454" src="http://benayoun.com/openartblog/wp-content/uploads/2012/01/Capture-d’écran-2012-01-13-à-14.11.442-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a></h2>
<h2 style="text-align: justify"><strong>UNE INSTALLATION INFORMATIQUE</strong></h2>
<p style="text-align: justify"><strong></strong>Global string est une installation musicale informatique dans le sens où aucun son ne provient concrètement d’une source physique ou analogique.</p>
<p style="text-align: justify">En ce sens, elle s’inscrit dans l’histoire de la musique informatique et plus particulièrement dans les réflexions autour du temps réel, notamment celles du pionnier Max Matthews<a title="" href="#_ftn2">[2]</a> de l’université de Stanford qui liait action physique instrumentale directe et synthèse informatique en temps réel.</p>
<p style="text-align: justify">L’installation de Atau Tanaka propose une double synthèse informatique :</p>
<ul style="text-align: justify">
<li><em><span style="text-decoration: underline">Le son de la corde</span></em> : la vibration que l’on peut émettre en touchant/tappant/tirant la corde est traité par un environnement midi et des algorithmes afin d’aboutir à un son de corde cohérent avec la structure même de la corde physique (le son est métallique et brut).</li>
<li><em><span style="text-decoration: underline">La réverbération et l’espace </span></em>: le son passe virtuellement par le réseau jusqu’à l’autre destination avant de se faire entendre. L’installation informatique synthétise un espace virtuel en adéquation avec la modélisation physique, avec ses propres particularités : sa latence, ses propriétés acoustiques qui viennent enrichir le son. La latence de la communication virtuelle est ici utilisée afin de créer un espace de réverbération et des effets de delay.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify">Dans ce sens l’action du physique a un impact sur le numérique. Et le numérique va imiter et décupler cette action physique. Ils deviennent indissociables, l’un ayant besoin de l’autre pour exister et produire un environnement sonore pertinent.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong><span>LA PERFORMANCE : L&#8217;OEUVRE-INSTRUMENT</span></strong></h2>
<p><a href="http://benayoun.com/openartblog/?attachment_id=393" rel="attachment wp-att-393"><img class="size-medium wp-image-393 alignright" src="http://benayoun.com/openartblog/wp-content/uploads/2012/01/Capture-d’écran-2012-01-13-à-13.40.15-300x226.png" alt="" width="300" height="226" /></a></p>
<p style="text-align: justify"><em>Global string</em> est aussi avant tout un instrument. Il est placé dans la galerie d’une façon où tout le monde peut l’essayer, peut tenter de créer ses propres sons voire mélodies.</p>
<p style="text-align: justify">A la manière d’un piano, il est direct. Il n’y a pas d’initiation nécessaire pour produire quelque chose. Néanmoins, on ne devient pas virtuose directement pour autant.<br />
C’est pour cela que lors du vernissage, un bassiste « utilisait » l’œuvre à Rotterdam et Atau Tanaka à Budapest. <a title="" href="#_ftn3">[3]</a></p>
<p style="text-align: justify">Le <em>global string</em> est finalement l’équivalent numérique (dans le son et l’infrastructure) du monocorde, un des instruments les plus accessibles et les plus utilisés lors de la Grèce antique.</p>
<p style="text-align: justify">Comme tout instrument, il est un outil de performance. C’est à dire que c’est un moyen d’expression. Cet instrument étant positionné dans une galerie, son jeu porte en lui une approche sociale.</p>
<p style="text-align: justify">Une installation numérique et informatique peut être donc un outil de performance en liant les spectateurs (l’espace est ici démultiplié) et en poussant à l’expressivité la plus naturelle.</p>
<p style="text-align: justify">Le spectateur se met en scène : « Computers as theaters » (Brenda Laurel).<a title="" href="#_ftn4">[4]</a></p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>LA PARTICIPATION</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Le fait même que l’instrument/installation soit placé dans une galerie, pousse à la participation du visiteur, dans un mouvement de « décentralisation » de l’activité créative musicale. On donne au visiteur la possibilité de « faire ».</p>
<p style="text-align: justify">Cette idée va dans le sens d’un nouveau déroulement historique de la musique, que Tanaka appelle « musique dans laquelle on participe »<a title="" href="#_ftn5">[5]</a>, c’est à dire un retour à l’expérience sociale de la musique.</p>
<p style="text-align: justify">Tanaka est donc proche de la théorie du « musicking » de Christopher Small : c’est à dire voir l’activité musicale plus loin que la séparation écouter/jouer et création/consommation.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>L&#8217;ESPACE NUMÉRIQUE : LE NOUVEAU &laquo;&nbsp;WALL OF SOUND&nbsp;&raquo; ?</strong></h2>
<p style="text-align: justify">L’installation de Tanaka peut ,enfin, être considéré aussi comme une transposition de l’idée du « wall of sound », initié par un Journaliste de NY times en 1884 au sujet de Faust de Wagner et utilisé de façon dogmatique et industrielle par Phil Spector.</p>
<p style="text-align: justify">L’idée du « wall of sound » est que l’espace, le post traitement, l’acoustique joue un rôle à part entière voire déterminant dans le son que le spectateur/créateur reçoit. Wagner travaillait sur un « abyme » par le placement d’un espace de 18 pieds entre les spectateurs et l’orchestre, qui devait aboutir à une fusion des timbres orchestraux. Spector lui multipliait les pistes et faisait passer ses bandes dans des chambres d’échos pour les réenregistrer.</p>
<p style="text-align: justify">On pourrait également faire référence à l’œuvre d’Alvin Lucier « I am sitting in a room », où la voix de l’artiste passe par des cinquantaines de « chambres » jusqu’à la rendre méconnaissable.</p>
<p style="text-align: justify">Le <em>global string</em> crée un « wall of sound » car le post traitement du son (même si il est fait en temps réel) est le son à part entière.</p>
<p style="text-align: justify">Mais il est aussi un « anti-wall of sound », car même si le son est post-traité, cela est fait de la manière la plus physique possible et dans le but de servir la performance, la participation autour d’un réel instrument.</p>
<p style="padding-left: 30px;text-align: justify"><strong>L’utilisation des technologies numériques dans le <em>Global String</em> d’Atau Tanaka permet à la fois de synthétiser une véritable « expérience » physique-sonore tout en la démultipliant grâce à l’utilisation des propriétés du réseau comme caisse de résonance entre deux points du globe.</strong></p>
<p style="padding-left: 30px;text-align: justify"><strong>Il y a donc un double mouvement d’imitation et de démultiplication de l’expérience instrumentale et sociale du visiteur.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right">Alexandre J.</p>
<p>Images : © <a href="http://ataut.net">ataut.net</a></p>
<address>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<br />
Atau TANAKA /<br />
<a href="http://www.ataut.net/site/IMG/pdf/AtauTanaka-cv-2011.pdf">Site web<br />
Curriculum Vitae </a></address>
<address><a href="mailto:info@ataut.net">Contact</a></address>
<address> </address>
<address>Global String /</address>
<address><a href="http://www.ataut.net/site/Global-String">Slideshow</a></address>
<address><a href="http://www.ataut.net/site/Global-String,33">Performance Vidéo</a></address>
<div>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<address><a title="" href="#_ftnref1">[1]</a> 2001. Avec la collaboration de Kasper Toeplitz. Prix Ars Electronica 2001<br />
<a title="" href="#_ftnref2">[2]</a> Pour plus d’informations : <a href="http://createdigitalmusic.com/2011/04/max-mathews-father-of-digital-synthesis-computer-innovator-dies-at-84/">http://createdigitalmusic.com/2011/04/max-mathews-father-of-digital-synthesis-computer-innovator-dies-at-84/<br />
</a><a title="" href="#_ftnref3">[3]</a> <a href="http://www.ataut.net/site/Global-String,38">http://www.ataut.net/site/Global-String,38<br />
</a><a title="" href="#_ftnref4">[4]</a> Computers as Theatre, Addison-Wesley (1991)<br />
<a title="" href="#_ftnref5">[5]</a> Conférence d’Atau Tanaka à Montréal (2 février 2011)</address>
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