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	<title>OpenArtBlog &#187; Festival EXIT 2011</title>
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	<description>Art, New Media and after...</description>
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		<title>L&#8217;Orchestre Mécanique ou le langage musical de Pierre Bastien</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 15:33:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laura Doupeux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>
		<category><![CDATA[installation]]></category>
		<category><![CDATA[Installation sonore]]></category>
		<category><![CDATA[Low Tech 2012]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[Open Art]]></category>
		<category><![CDATA[Performance]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec ses machines automates au goût du passé, Pierre Bastien crée un système automatique générateur de son par lequel il pose la question de la déshumanisation de l&#8217;instrument autant que de la place de l&#8217;homme dans la création. Qui est &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=2114">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Avec ses machines automates au goût du passé, Pierre Bastien crée un système automatique générateur de son par lequel il pose la question de la déshumanisation de l&#8217;instrument autant que de la place de l&#8217;homme dans la création.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-2114"></span>Qui est Pierre Bastien ? Un musicien ? Un inventeur ? Un « décompositeur bruitiste » ? Un… enfant ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le Festival d’art numérique Exit, à Créteil, était cette année placé sous l’angle du <em>Low Tech</em> ou « basse technologie ». Une vingtaine d’installations étaient présentées, recréées avec les outils du passé. Bricolage, inventions fantasques, jeux de bois « à l’ancienne », il s’agissait d’opposer le <em>low tech</em> au <em>high tech</em>. Un mélange d’artisanat ludique, d’arts visuels et de numérique, un retour vers un passé qui imaginait naïvement notre futur, pour mieux dénoncer un présent trop technologique.</p>
<p style="text-align: justify;">L’une des installations de l’exposition était celle de Pierre Bastien, <em>L’Orchestre Mécanique</em>. Avec lui, c’est surtout un grand bond dans le passé que l’on fait, un passé qui sent l’inventeur à monocle fou, minutieux, la poussière d’un atelier 1900. Il y a le bois, il y a ces minuscules mécanismes comme ceux des boîtes à musique, il y a un goût de pantin. Il y a comme une âme enfantine et curieuse. Dans l’œuvre de Pierre Bastien, il y a un rappel à cette tradition des automates. Un automate est un dispositif se comportant de façon automatique, sans intervention d’un être humain, conçu pour exécuter une séquence déterminée d’opérations de manière synchronisée. Il s’agit donc d’un objet programmé, doté d’une mémoire, qui reproduit le mouvement et les attitudes d’un être vivant. Pour exemple parmi les plus célèbres automates sonores, la Joueuse de tympanon, créée en 1780 et propriété de Marie-Antoinette. La poupée est capable de jouer huit morceaux de tympanon. Le cylindre à l’intérieur du corps de celle-ci actionne des cames (organes mécaniques jouant le rôle de mémoire et destinés à restituer un mouvement de translation ou de rotation). Dans la veine des inventions musicales géniales comme celles de Jacques de Vaucanson au 18<sup>e</sup> siècle, Pierre Bastien se place à la fois en héritier et innovateur de cette mécanique devenue art.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L’Orchestre Mécanique</em>, de Pierre Bastien, créé en 1986, est un orchestre de machines musicales, des instruments anciens et classiques qui s’animent mécaniquement, par un système de robotisation, plus précisément des robots fabriqués à base d’éléments de Meccano (un jeu de construction entièrement métallique) et activés par des moteurs électriques, souvent issus de vieux tourne-diques. Parmi ces instruments, des luths, un bendir marocain, un saron javanais, le koto japonais, un violon, un violoncelle… Ici, le processus mécanique est donné à voir pour lui-même. Prenons le violon : posé « debout » sur une structure métallique composée d’engrenages, l’archet, activé par une poulie, est placé devant l’instrument. Une fois la mécanique mise en route, l’archet commence sa danse automatique et répétitive, et fait naître les sons du violon au contact des cordes. Le tout est éclairé par une ampoule dissimulée au milieu de tout cet ensemble. Devant ce spectacle, on reste émerveillé, comme si tout cela s’adressait à l’enfant qui sommeille en chacun de nous.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://benayoun.com/openartblog/wp-content/uploads/2012/05/IMG_0649.jpg" alt="L'Orchestre Mécanique de Pierre Bastien" width="400" height="300" align="center" /></p>
<p style="text-align: justify;">Retour à Créteil.  L’orchestre est exposé, Pierre Bastien absent. D’autres fois, il joue avec son orchestre <em>Mecanium</em>, &#8211; même principe que <em>L’Orchestre Mécanique</em> &#8211; en solo ou avec des artistes comme Pierrick Sorin ou Robert Wyatt. Dans les années 1990, <em>Mecanium</em> inclut jusqu’à 80 machines-musiciens.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L’Orchestre Mécanique</em> joue de courtes mélodies, en boucle. Quelque chose de méditatif et d’obsédant. L’émotion vient de la fascination que l’on ressent face à la perfection du mécanisme qui crée une répétitivité presque angoissante des mélodies. Faut-il y voir une référence au <em>Mouvement des Pendules</em> du compositeur minimaliste Steve Reich, qui utilise des pendules pour illustrer le processus de <em>phasing</em> ? Ce dernier<em> </em>consiste en la répétition infinie d’un court motif musical. Ces motifs se superposent les uns aux autres et se décalent graduellement. Chez Pierre Bastien, il y a cette idée de superposition de sons répétitifs nés mécaniquement, autant que de douce cacophonie purement orchestrée. Il s’agit de musique et pourtant ce n’est pas ce sur quoi se focalise notre attention. Un ou plusieurs instruments se mettent en marche, suivis par un autre, remplacé par un autre. Sur une durée d’environ 15 minutes, les 16 instruments de l’ensemble vont se succéder, faisant passer la mélodie d’un univers à l’autre. On est curieux de découvrir un nouvel instrument se mettre en marche, surpris par la façon dont il s’actionne. On a l’impression d’une humanisation de ces objets. Pourtant, n’est-on pas ici plutôt dans leur déshumanisation ? Ils semblent certes presque autonomes, mais veulent se passer des humains habituellement nécessaires à leur fonctionnement. Y’a-t-il donc derrière tout cela une remise en question de nos pratiques anciennes et usuelles ? Si la musique nous dépassait à tel point qu’elle pouvait finir par se passer de nous ? Et si elle était plus universelle que l’Homme ? Plus objectivement, ici, l’Homme reste indispensable, c’est un homme assembleur de pièces, le créateur invisible d’un ensemble d’automates mélodiques. D’ailleurs, Pierre Bastien le précise : « Je me suis aperçu que j’étais incapable de diriger des musiciens, de leur demander d’interpréter une ligne musicale. C’est donc presque naturellement que je me suis tourné vers les machines. ».</p>
<p style="text-align: justify;">La polyphonie naît de cette mise en action de la production de sons multiples, dans un dispositif performatif. C’est ici le cœur de l’œuvre de Pierre Bastien. Il a crée un système processuel qui génère du son, c’est à dire un dispositif qui produit de la musique. On n’est alors pas en situation d’interprétation, comme dans un orchestre. Pourtant, dans un orchestre, les instrumentistes sont aussi la condition d’apparition de la musique. Et c’est effectivement ici la démarche de Pierre Bastien. Ses machines n’interprètent pas la musique, elles la génèrent. Même s’il repose sur des instruments réels, son système mécanique est la seule condition pour que naisse le son. En ce sens, il est orchestre.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais qu’en est-il de l’auteurat des mélodies ? Le chef d’orchestre n’est pas l’auteur, le compositeur, il est l’intermédiaire entre ces derniers et l’œuvre musicale. Pourtant, les mélodies de <em>L’Orchestre Mécanique</em> sont nécessairement pensées au préalable. Les décisions prises par Pierre Bastien pour organiser l’apparition des sons témoignent donc de sa place d’auteur. Alors Pierre Bastien n’est pas chef d’orchestre.</p>
<p style="text-align: justify;">Quel discours rattacher à cette œuvre ? Est-il passéiste, nostalgique ? Préfigure-t-il une approche sensible à une époque où certains souhaitent une économie de moyens, un retour à la basse technologie qui semble vouloir répondre aux problématiques actuelles de la technologie pour mieux s’y opposer ?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui est Pierre Bastien ? Un musicien ? Un inventeur ? Un « décompositeur bruitiste » ? Un… enfant ?</p>
<p style="text-align: justify;">Il est un homme qui utilise la machine comme extension de lui-même, l’inventeur d’un langage musical, assurément.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Crédits photos : Cassandra Ribotti</p>
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		<title>Static de Wim Janssen</title>
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		<pubDate>Fri, 04 May 2012 18:02:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florence Besançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Low Tech 2012]]></category>
		<category><![CDATA[Open Art]]></category>

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		<description><![CDATA[STATIC de Wim Janssen créée en 2010 est une œuvre plastique sculpturale qui se joue des transparences et de la matière grâce à des filtres polarisants entrecroisés. Les visiteurs se faufilent entre un écran rectangulaire qui semble transparent et le &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=2051">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><a href="http://benayoun.com/openartblog/?attachment_id=2070" rel="attachment wp-att-2070"><br />
</a>STATIC de Wim Janssen créée en 2010 est une œuvre plastique sculpturale qui se joue des transparences et de la matière grâce à des filtres polarisants entrecroisés. Les visiteurs se faufilent entre un écran rectangulaire qui semble transparent et le petit disque qui lui fait face. Seule la vision est mise à l&#8217;épreuve car ni le souffle du disque ni sa rotation ne provoque l’ouïe ou le toucher. Œuvre épurée qui demande à être approchée, à être regardée sans trop s&#8217;attarder dans le cadre de l&#8217;exposition Low Tech à la MAC de Créteil du 8 au 18 mars 2012.<span id="more-2051"></span></p>
<div id="attachment_2053" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a title="Festival EXIT, Low Tech, Maison des Arts de Créteil, 2012 (Ph. Florence Besançon)" href="http://benayoun.com/openartblog/?attachment_id=2053" rel="attachment wp-att-2053"><img class="size-medium wp-image-2053" src="http://benayoun.com/openartblog/wp-content/uploads/2012/05/Static_0820-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Festival EXIT, Low Tech, Static, Maison des Arts de Créteil, 2012 (Ph. Florence Besançon)</p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="line-height: 24px">Static est</span> tout d’abord un grand panneau en suspension au milieu de l&#8217;espace d&#8217;exposition. Le visiteur, suivant le parcours de visite, passe involontairement à l’arrière de l’œuvre. Il doit en faire le tour pour s’approcher d&#8217;un disque fixé sur son socle. A première vue, le visiteur ne s&#8217;aperçoit pas tout de suite que cette petite roue est en train de tourner.</p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;apparition des visiteurs venant par l&#8217;arrière de l&#8217;installation est étrange à la fois pour celui qui entre dans l&#8217;espace et pour celui qui est en train de regarder. Le passage du visiteur crée un trouble, une intrusion dans le champ du regard. Cela ne semble pas faire partie de l&#8217;installation et au contraire, on pourrait même penser que cette intrusion du visiteur perturbe la lisibilité. Etait-elle dans l’intention de l’auteur ou dans celle du commissaire de l’exposition ?</p>
<div id="attachment_2063" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a title="Festival EXIT, Low Tech, Maison des Arts de Créteil, 2012 (Ph. Florence Besançon)" href="http://benayoun.com/openartblog/?attachment_id=2063" rel="attachment wp-att-2063"><img class="size-medium wp-image-2063" src="http://benayoun.com/openartblog/wp-content/uploads/2012/05/Static_0819-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Festival EXIT, Low Tech, Static, Maison des Arts de Créteil, 2012 (Ph. Florence Besançon)</p></div>
<p style="text-align: justify">Devant le disque en rotation le visiteur s&#8217;attarde. Il découvre que le regard passant au travers du disque crée des opacités changeantes sur le panneau rectangulaire en suspension. Il joue avec cet effet inattendu.</p>
<div id="attachment_2054" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://benayoun.com/openartblog/?attachment_id=2054" rel="attachment wp-att-2054"><img class="size-medium wp-image-2054 " src="http://benayoun.com/openartblog/wp-content/uploads/2012/05/Static_0821-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Festival EXIT, Low Tech, Static, Maison des Arts de Créteil, 2012 (Ph. Florence Besançon)</p></div>
<p style="text-align: justify">En se rapprochant du panneau rectangulaire de 189 x 241 cm le visiteur découvre sur la surface de petits rectangles de 1cm2 qui se croisent, permettant à cette multitude de filtres</p>
<p style="text-align: justify">polarisés de créer des jeux delumièresirisées ne laissant passer la lumière quedans une direction précise. L&#8217;effet de transparence est ainsi déjoué selon que l&#8217;on regarde ce panneau plus ou moins près, de face ou sur le biais.</p>
<p style="text-align: justify">Le disque en rotation est fait du même matériau que le panneau rectangulaire : un filtre polarisant. Le visiteur est entrainé à regarder au travers, ce qui permet un jeu de transparence entre ces deux supports qui se superposent donnant l&#8217;impression que l&#8217;un révèle l&#8217;autre comme le développement d&#8217;une photographie qui ne ferait pas apparaitre la totalité de l&#8217;image. Seul le degré d&#8217;opacité se joue du regard qui perçoit alternativement un support lisse et un support bruité comme l’écran de télévision affichant la neige électronique qui suit la fin des programmes. Un effet électronique résolument sans électronique, définitivement « Low Tech » !</p>
<p style="text-align: justify">Cette installation cinétique que n’auraient pas reniée les Op Artistes de la première heure, forme en fait une œuvre sculpturale minimaliste esthétisant les matériaux aux propriétés sensibles qu’elle révèle.</p>
<p style="text-align: justify">Le travail de Wim Janssen tourne autour des supports liés à l&#8217;audiovisuel tout en les déjouant, comme le confirme « Continuization Loop » présentée dans cette même exposition. Mur de pellicule en mouvement formé par une série de bobine de film de 35 mm éclairée par derrière, les vignettes en noir ou transparent crée un effet visuel brouillé d’où l’image est absente.</p>
<div id="attachment_2056" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a title="Festival EXIT, Low Tech, Maison des Arts de Créteil, 2012 (Ph. Florence Besançon)" href="http://benayoun.com/openartblog/?attachment_id=2056" rel="attachment wp-att-2056"><img class="size-medium wp-image-2056" src="http://benayoun.com/openartblog/wp-content/uploads/2012/05/ContinuisationLoop_0791-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Festival EXIT, Low Tech, Continuization Loop, Maison des Arts de Créteil, 2012 (Ph. Florence Besançon)</p></div>
<div id="attachment_2055" class="wp-caption alignnone" style="width: 235px"><a title="Festival EXIT, Low Tech, Maison des Arts de Créteil, 2012 (Ph. Florence Besançon)" href="http://benayoun.com/openartblog/?attachment_id=2055" rel="attachment wp-att-2055"><img class="size-medium wp-image-2055" src="http://benayoun.com/openartblog/wp-content/uploads/2012/05/ContinuisationLoop_0793-e1336154385753-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Festival EXIT, Low Tech, Continuization Loop, Maison des Arts de Créteil, 2012 (Ph. Florence Besançon)</p></div>
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		<title>Pierre Bastien :  Maître des automates musicaux &#8211; Luthier/Musicien Low Tech</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Apr 2012 20:35:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Walter Aparicio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>
		<category><![CDATA[installation]]></category>
		<category><![CDATA[Open Art]]></category>
		<category><![CDATA[mecaniun]]></category>
		<category><![CDATA[pierre bastien]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans une époque à laquelle nous sommes sans cesse poussés à bout des possibilités technologiques et à laquelles les applications sur dispositifs mobiles peuvent atteindre un niveau très sophistiqué, mais qui reste toujours au même dispositif, Pierre Bastien nous propose &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=1958">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans une époque à laquelle nous sommes sans cesse poussés à bout des possibilités technologiques et à laquelles les applications sur dispositifs mobiles peuvent atteindre un niveau très sophistiqué, mais qui reste toujours au même dispositif, Pierre Bastien nous propose l’orchestre Mecanium. Il s’agit d’une installation composée de sorte des gadgets qui, par une simple impulsion et la combinaison qui en découle, peut créer un espace musical magique.</strong></p>
<p><span id="more-1958"></span><br />
À l’écoute des sons étranges, on essaye d&#8217;imaginer quel instrument peut produire cette &laquo;&nbsp;espèce&nbsp;&raquo; de musique. On peut deviner un ou deux, voire trois instruments possibles et on a l’idée que, ce son qu’on écoute, est l’ensemble de plusieurs instruments rarement combinés. Si on est attentifs à la musique,  quelque fois on peut y arriver presque à entendre et toucher l&#8217;orchestre. Ceci apparaît alors comme quelque chose de fou, joué par des artistes qui se sont placés dans le scénario très sérieusement  avec le regard perdu. On les voie, iIls semblent beaucoup s‘amuser intérieurement de leur collaboration ludique et dans la création d’un rêve sonore.</p>
<div id="attachment_1983" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://benayoun.com/openartblog/?attachment_id=1983" rel="attachment wp-att-1983"><img class="size-medium wp-image-1983" src="http://benayoun.com/openartblog/wp-content/uploads/2012/04/Bastien-1-300x212.jpg" alt="" width="300" height="212" /></a><p class="wp-caption-text">Engins/Instrument présenté à l&#039;expo EXIT - Low Tech / Photo W. Aparicio</p></div>
<p><em>Mais qu’est-ce que le Mecanium et qui est Monsieur Bastien?</em></p>
<p>Mecanium est un ensemble d’instruments recyclés, de moteurs et de pièces de métal. Ils peuvent  aussi bien être dans une installation d’art en train de jouer tous seuls mais peuvent aussi bien être dans un concert « programmé » pour le chef d’orchestre Pierre Bastien, qui est aussi le createur des engins. Pierre Bastien lui-même jouera avec eux pour intégrer l’orchestre et donner un sens divertissant à la collaboration entre machines et humains.</p>
<p>On peut citer l’exemple de l’installation des engins musicaux dans l’exposition Low Tech du festival EXIT à la Maison des Arts de Créteil, dans lequel on a pu voir plusieurs automates de Bastien, qui, dans un endroit un peu caché et obscur, on fait part de la magie du Festival.</p>
<p>On peut dire de cette installation, qui a été le seul ensemble d’engins/instruments qui n’ont cessé de jouer pour divertir les visiteurs. Même si tous les autres engins ne se sont pas arrêtés de bouger lors de l’exposition, les engins/instruments de Bastien ont eu la particularité du mouvement accompagné par la grâce du son qui développe une atmosphère tout à fait féerique, qui est très touchante en regardant le travail de bricolage minutieux et amoureux que l’artiste a consaré à sa construction.</p>
<div id="attachment_1988" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://benayoun.com/openartblog/?attachment_id=1988" rel="attachment wp-att-1988"><img class="size-medium wp-image-1988" src="http://benayoun.com/openartblog/wp-content/uploads/2012/04/Bastien-2-300x223.jpg" alt="" width="300" height="223" /></a><p class="wp-caption-text">Festival EXIT - Low Tech 2012 / Photo W. Aparicio</p></div>
<p>Si vous avez la chance d’aller à un concert de Pierre Bastien et son orchestre Mecanium ou s’il y a la possibilité de voir une installation de ses engins, ne laissez pas passer l’opportunité. Vous serez fortement surpris par la poésie des petits éléments quelque fois oubliés dans les caves et des sons spatiales de ces merveilleux automates musicaux et de leur maître.</p>
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		<title>The Tenth Sentiment de Kuwakubo Ryota : immersion et poésie</title>
		<link>https://benayoun.com/openartblog/?p=1552</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Apr 2012 15:33:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucile Bitan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>

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		<description><![CDATA[The Tenth Sentiment est un voyage immersif proposé par l’artiste japonais Kuwakubo Ryota dont la démarche prétend se démarquer du « cliché interactif » associé au numérique. Cette œuvre poétique ramène au quotidien et à l’enfance en évoquant les films &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=1552">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><em><strong>The Tenth Sentiment </strong></em><strong>est un voyage immersif proposé par l’artiste japonais Kuwakubo Ryota dont la démarche prétend se démarquer du « cliché interactif » associé au numérique. Cette œuvre poétique ramène au quotidien et à l’enfance en évoquant les films en 3D et la réalité virtuelle . Elle utilise, pour tout moyen technologique, une lampe LED et un train électrique. Un message simple qui prône un retour à l’essentiel. </strong></p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-1552"></span></p>
<p style="text-align: justify"><strong>L&#8217;exposition Low Tech</strong></p>
<p style="text-align: justify">C’est dans une valse avec la matière que nous entraîne l’exposition <em>Low Tech,</em> à la Maison des Arts de Créteil où, comme son nom l’indique, elle se démarque de ces « High Technologies », omniprésentes dans notre quotidien. Cette expérience résolument sensorielle nous confronte aux matières « d’hier » : bois, plastique et carton s’entremêlent pour nous parler des nouvelles technologies. Ici, les références culturelles importent moins que l’éveil des sens, l&#8217;engagement du corp et l’interaction avec les œuvres. C’est cette dernière dimension qui est mise à l’épreuve. On considère trop souvent l’interaction comme rendue possible depuis l’apparition des nouvelles technologies. Les œuvres des 13 artistes et collectifs exposants nous rappellent le contraire.</p>
<p style="text-align: justify">Parmi elles, l’une soulève notre intérêt. Au-delà de l’expérience esthétique proposée, son auteur japonais Kuwakubo Ryota interroge le visiteur sur son rapport au quotidien et sur ces technologies qui prétendent révolutionner nos existences.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>The Tenth Sentiment : l’immersion poétique</strong></p>
<p style="text-align: justify">Une pièce plongée dans la pénombre et le silence met le spectateur en éveil. On distingue à peine une installation singulière : un train électrique miniature sur un circuit à même le sol. De part et d’autre, sont disposés des objets du quotidien : crayons, pinces à linge, passoires, entonnoirs, corbeilles en papier, ampoules. Le train se met en route. Une lampe LED (<em>Light-Emitting Diode</em> : diode électroluminescente en français) fixée à l’avant provoque un effet d’ombres chinoises sur les parois de la salle. Les objets dispersés sur le sol adoptent un tout autre visage sur les murs. Plus cette lumière ponctuelle en est proche, plus la taille de leurs ombres est importante. Elles nous immergent dans un paysage urbain : des buildings de Manhattan succèdent aux poteaux, aux fils électriques, aux tunnels, aux ponts et à leurs arcades.</p>
<p style="text-align: justify">Seul le bruit du train trouble cette contemplation apaisante qui se métamorphose peu à peu en une immersion poétique. Notre position de spectateur bascule, ce train miniature nous transforme en voyageurs dans un périple inconscient, provoquant un effet d’interaction immédiate avec l’œuvre.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Expérience métaphorique</strong></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://benayoun.com/openartblog/?attachment_id=1760" rel="attachment wp-att-1760"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1760" src="http://benayoun.com/openartblog/wp-content/uploads/2012/04/sent12-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Des jeux de substitutions et de symboliques révèlent la prestance de l’œuvre de Kuwakubo Ryota. Ce quotidien dispersé sur le sol arbore à peine quelques déformations : des coûts de cutters sur les passoires pour servir l’installation. Sur les murs, c’est le reflet d’une autre dimension qui apparaît, les impressions de déjà-vu se succèdent et titillent notre vécu. Les voyages de nuit en train nous reviennent en mémoire, ils correspondent à des instants particuliers de nos existences, éminemment introspectifs.</p>
<p style="text-align: justify">Il s’agit bien de faire le lien entre les deux dimensions : celle du petit train, émetteur du dispositif, qui nous ramène à nos réels voyages en train par les projections d’ombres.  Ainsi, ces différences d’échelles se retrouvent connectées, renvoyant plusieurs images qui communiquent entre elles. Cela se traduit en quelque sorte par un effet poupées russes où une dimension est imbriquée dans une autre. Par exemple, le petit quotidien, celui des objets de la maison, se retrouve imbriqué dans le grand, plongé dans ces villes que nous arpentons continûment sans jamais réellement les regarder.</p>
<p style="text-align: justify">La question du rapport à ces objets est éminente car notre contact avec eux est constant mais demeure insignifiant. Dans <em>The Tenth Sentiment</em>, le voilà sublimé ; les formes, les couleurs, les matières, les moindres détails nous apparaissent, comme un moyen de se ré-approprier ces éléments et, d’une certaine manière, notre vie de tous les jours.</p>
<p style="text-align: justify">La question de la perception se pose également. Si le crayon est quelque chose qui sert à écrire où à dessiner, il peut aussi se transformer en building, quand nous nous efforçons de modifier notre regard et notre manière de voir les choses. Derrière toutes routines se cacherait le renouveau. Est soulignée cette volonté fréquente de se focaliser sur ce que nous n’avons pas alors que ce que nous avons recèle des richesses insoupçonnées.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Univers de substitution</strong></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://benayoun.com/openartblog/?attachment_id=1585" rel="attachment wp-att-1585"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1585" src="http://benayoun.com/openartblog/wp-content/uploads/2012/04/sent4-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Dans ce même état d’esprit, l’œuvre va plus loin et souligne que l’on peut produire un effet immersif, digne d’un film en 3D, avec des moyens rudimentaires. Beaucoup d’éléments connotent le domaine cinématographique tels que les buildings renvoyant à l’univers hollywoodien. Au sein même du fonctionnement du dispositif, les rails du train ramènent, sans détour, au travelling et la lumière LED se substitue au rôle d’une caméra qui provoque les différents rapports d’échelles des éléments. De cette manière, elle joue sur le point de vue du spectateur telle une caméra réelle et celui-ci se retrouve impliqué à différents niveaux dans l’œuvre. La diffusion des ombres dans l’ensemble de l’espace provoque un effet immersif important tout en banalisant la technique des images de synthèse. Finalement, lorsque le train cesse de rouler, le spectateur se retrouve à nouveau extérieur à l’œuvre et adopte une position redevenue contemplative.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, dans la lignée de l’exposition <em>Low Tech</em>, Kuwakubo Ryota combat le cliché interactif soi-disant dépendant de la technologie. L’interaction avec l’œuvre est directe, elle s’en retrouve plus brute, peut-être même plus parlante que pourrait l’être un dispositif numérique en raison des objets utilisés qui nous sont familiers. Elle est apaisante et minimaliste comparée à une projection d’images, de pixels, d’images de synthèses et d’informations multiples. Les éléments nous parviennent calmement, dans un présent bien fixe, et ne se retrouvent pas condensés en une temporalité abrégée.</p>
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		<title>My little piece of privacy: quand Niklas Roy tire un rideau de dentelle sur la vie privée.</title>
		<link>https://benayoun.com/openartblog/?p=468</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 23:15:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Sluyter</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>
		<category><![CDATA[installation]]></category>
		<category><![CDATA[Interactivité]]></category>
		<category><![CDATA[my little piece of privacy]]></category>
		<category><![CDATA[niklas roy]]></category>

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		<description><![CDATA[Niklas Roy excelle dans l’art de recycler avec humour les objets d’antan de façon à en diversifier les usages et produire une réalité alternative capable de nous questionner sur l’évolution de nos sociétés. My little piece of privacy en est &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=468">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;"><strong>Niklas Roy excelle dans l’art de recycler avec humour les objets d’antan de façon à en diversifier les usages et produire une réalité alternative capable de nous questionner sur l’évolution de nos sociétés.</strong></div>
<div style="text-align: justify;"><strong><em> My little piece of privacy</em> en est un bon exemple. Installation interactive mise au point en 2010 dans l’atelier de l’artiste, elle met en scène un rideau de dentelle capable de se déplacer en fonction de l’emplacement d’un observateur.<br />
Cette oeuvre à depuis été recontextualisée en fonction de ses déplacements, notamment en France au cours du festival d’art numérique Exit de 2011, où elle ne sert plus à masquer une vitrine mais le regard de deux personnes&#8230;</strong></div>
<div style="text-align: justify;"><span id="more-468"></span></div>
<div style="text-align: justify;">
<div id="attachment_471" class="wp-caption aligncenter" style="width: 561px"><a href="http://benayoun.com/openartblog/?attachment_id=471" rel="attachment wp-att-471"><img class="size-full wp-image-471" src="http://benayoun.com/openartblog/wp-content/uploads/2012/01/NiklasRoy1.png" alt="" width="551" height="268" /></a><p class="wp-caption-text">La devanture de l&#39;atelier de Niklas Roy où a été mis au point my little piece of privacy</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Niklas Roy est un artiste allemand né en 1974 à Nuremberg. Il effectue des études de design puis se spécialise dans les effets visuels et la 3D. C’est à cet époque qu’il monte Royrobotics, un collectif réunissant des artistes orientés vers la création de “choses sans importance”[¹] selon les mots de Niklas, en réalité des constructions robotisées complexes distillant un alliage subtil entre technologies présentes et passées.</p>
<p><em><a href="http://www.niklasroy.com/project/31/pongmechanik">Pongmechanik</a></em>, l’installation qui le fera connaître sur la scène internationale en est le plus parfait exemple: une version parfaitement physique du mythique Pong, se jouant sur une table et avec des joysticks, ces derniers servant à déplacer deux bouts de bois qui renvoient la balle de chaque côtés de la table. En 2011, Niklas Roy met au point<em> <a href="http://www.niklasroy.com/project/101/PING">Ping</a></em> qui renouvelle une fois de plus le jeu d’Atari. Cette fois ci, de par un système de réalité augmentée, les doigts du joueur apparaissent dans un écran et interagissent avec une balle virtuelle: “A l’instar de <em>GTA</em>[²], le jeu ne contient pas de règles ni d’objectifs, il offre un environnement libre où tout est possible, et tout comme l’<em>Eyetoy</em> de Sony, la caméra est la manette.”[³]</p>
<p>Tout comme dans <em><a href="http://www.niklasroy.com/project/88/my-little-piece-of-privacy">My little piece of privacy</a></em>, l’installation qui retiendra ici notre attention, l’artiste jongle et mélange avec finesse la féerie des technologies et de leurs temps, distillant un étrange parfum de nostalgie et de modernité, permettant une fusion intemporelle des réalitées.<br />
C’est aussi l’occasion d’entamer une réflexion sur opacité et transparence dans nos systèmes. De la société de contrôle de Foucault jusqu’à la société des individus d’Elias, jusqu’où l’individualisme propre à nos systèmes peut développer la dimension de vie privée?</p>
<p>L’artiste nous apporte ici grâce à son oeuvre, et de façon originale, quelques éléments de réponse.</p>
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<div><img class="aligncenter" src="https://lh5.googleusercontent.com/_hAvJ_lRM71SrgfnWeoE17gpGjZ2jM5MapKWTVatl9JaTdFnl_YHduClfnF3rdGH0UHD1OVDdKJerCGcJHNObfewXS-r2xs2e79s-aSKYvZ_sxmxwPI" alt="" width="550px;" height="413px;" /></div>
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<p>Installé dans son atelier à Berlin, une ancienne boutique qu’il a réaménagé, Niklas Roy met au point ses oeuvres devant une grande vitrine donnant sur la rue. Dans l’optique de s’offrir une plus grande intimité, il installe un dispositif plutôt farfelue et humoristique: un rideau blanc d’autrefois désespérément petit face à la vitrine qu’il est censé couvrir.</p>
<div>
<p>Heureusement, ce petit rideau est suspendu à un moteur contrôlé par un ordinateur et une caméra thermique. La caméra situe les piétons qui passent à proximité de la devanture et fournit l’information à l’ordinateur qui actionne la poulie motorisée faisant bouger le rideau.<br />
Mais loin de vouloir séparer le saint des saints de son imagination au profane, il <a href="http://www.niklasroy.com/project/88/my-little-piece-of-privacy">dévoile sa production sur un autre espace</a>, son site internet, et de façon très détaillée, les divers plans, schémas, codes informatiques (entièrement développés par l’artiste) nécessaires à la fabrication de cette installation interactive.</p>
<p>Pourtant, cette machine complexe provoque un effet inattendu voir paradoxal et propre à la créativité de l&#8217;artiste. Le rideau, au lieu de protéger des regards indiscrets, les attire. Il ne crée plus d’intimité ni de secrets mais provoque des situations inhabituelles d’autant plus que les curieux rencontrent l’oeuvre sans s’y attendre et interagissent avec elle de façon d’autant plus naturelle.<br />
Certains la fuient, contrairement à ceux qui reviennent peu après, discrètement, pour s’assurer qu’ils n’aient pas été victime d’une hallucination. D’autres n’hésitent pas à rester quelques secondes devant l’atelier, le temps d’entamer une valse hors du commun avec un simple rideau, et prennent bien soin de le saluer avant de   s&#8217;en aller.</p>
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<div><img class="aligncenter" src="https://lh6.googleusercontent.com/8jOwhprSsdG-B0sjrrzV8ycvEn5zScrNxGNQ0SfzhjdklxazXg6J6TuWgDe_BwC5ymUTuBO7ze2f8Gfwac8pyKyLpe-N9Z_MYAegKElU7kUZHDcElSQ" alt="" width="469px;" height="352px;" /></div>
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<p>Cet objet inactif qui arbore les fenêtres de chaque lieu privé devient ainsi absurde lorsqu’il est activé, sa fonction primaire étant alors complètement renversée. C’est bien là toute la caractéristique des inventions de Niklas Roy qui, en assemblant un rideau démodé et éculé à un système électronique moderne, en créant un alliage de passé et de futur, de lowtech et de hightech, parvient à créer un présent alternatif capable de nous questionner sur certains traits de nos sociétés où la notion de vie privée est placée sous surveillance.</p>
<p>Ces valeurs qui se redéfinissent et se recontextualisent au grès des époques deviennent ici paradoxales et provoquent des réflexions Arendtiennes sur la pertinence des moyens déployés par la modernité et destinés à sacraliser l&#8217;anonymat et les valeurs de la sphère privée, où la condition même de l’observation devient abnégation de la créativité.<br />
Car ici, la télésurveillance, au coeur de l’installation et qui d’ordinaire fait fuir, suscite l&#8217;intérêt grâce aux interactions qu’elle permet. Tout comme pour ce banal rideau qui devient extraordinaire et procure le désir d’en percer les mystères, l’artiste se place dans une forme de sousveillance[4] du fait des réactions provoquées par son installation et détourne ainsi astucieusement les usages.</p>
<p>Loin de l’instrument d’automatisation paranoïaque que l’oeuvre aurait pu sembler être de prime abord, elle procure une curiosité paradoxale mais pourtant vitale à la création et parvient même à renouveler la notion de fausse transparence en activant celle de fausse opacité.</p>
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<p>Les frontières entre espace public et privé deviennent alors originales, mouvantes et attractives.</p>
<p style="text-align: right;">Christophe SLUYTER</p>
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<div>[1]<a href="http://www.maccreteil.com/fr/studio/work/38/international-dance-party">http://www.maccreteil.com/fr/studio/work/38/international-dance-party</a></div>
<div>[2]<em>Grand Theft Auto,</em> le jeux vidéo produit par RockStar, célèbre en raison de la liberté d&#8217;action qu&#8217;il offre au joueur.</div>
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<div>[3]<a href="http://www.niklasroy.com/project/101/PING">http://www.niklasroy.com/project/101/PING</a></div>
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<div>[4]Terme proposé par Steve Mann et pouvant être interpreté comme une surveillance inversée, un “surveillage de la surveillance”</div>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>« Alsos »  par Scenocosme : la lumière source de création sonore</title>
		<link>https://benayoun.com/openartblog/?p=142</link>
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		<pubDate>Sat, 11 Jun 2011 18:05:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud Laborderie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>

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		<description><![CDATA[Scenocosme est un duo d’artistes formé de Grégory Lasserre et Anaïs met den Ancxt. En mêlant art numérique interactif, musique et architecture, ils créent des œuvres évolutives et interactives singulières. Ils font appel aux technologies numériques pour donner naissance à &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=142">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Scenocosme est un duo d’artistes formé de Grégory Lasserre et Anaïs met den Ancxt. En mêlant art numérique interactif, musique et architecture, ils créent des œuvres évolutives et interactives singulières. Ils font appel aux technologies numériques pour donner naissance à de nouvelles formes, au sens pur, poétique, reflétant auxquelles les spectateurs donnent vie une partie vivante. En effet les œuvres de Scenocosme sont interactives, elles évoluent et existent grâce à l’action des spectateurs. Ces deux artistes utilisent la technologie numérique pour rendre compte des relations invisibles que l’être humain entretien avec l’environnement. Ils rendent ainsi visibles ces variations énergétiques en créant des mises en scènes interactives où le spectateur vit une expérience sensorielle.</strong></p>
<p><span id="more-142"></span><br />
C’est au cœur d’un espace qu’une forêt prend place, et invite le visiteur à se promener au sein d’Alsos. Immergé au milieu d’une clairière imaginaire, le visiteur-promeneur prend connaissance d’un lieu intimiste où la rêverie est de mise. Entre mystère et univers fantastique, cette forêt interpelle le passant en lui révélant sa nature et sa vie à travers des sons qu’elle émet grâce à l’action de celui-ci, muni d’une lampe torche il interagit avec le lieu, il devient porteur de lumière, de sens et d’une œuvre.</p>
<p>Quel est cet univers mystérieux où l’on se perd et où l’on a nos sens en éveil ? La forêt. Un lieu tant mystique par son silence et son côté sombre, et tant enchanteresse par sa puissance dégagée et ses secrets enfouis. Elle éveille en chacun ses propres origines et un retour vers la nature qui était perçu par nos ancêtres comme étant sacrée, enveloppe d’esprit ou de divinité. D’ailleurs « Alsos » signifie en grec « bois sacré ».</p>
<p>Toutefois, de nos jours, si la forêt ne représente plus tant cette part fantastique et divine, elle contribue toujours à stimuler l’inconscient humain en créant cette atmosphère sombre et anxiogène, les peurs sont un transfert de l’inconscience.</p>
<p>Alsos est le reflet d’une volonté d’hybrider la nature. L’objectif est d’allier une possibilité technologique à une matière complètement naturelle, végétale. Alsos fonctionne par le flux de données et l’interaction sonore, effectivement grâce aux données qu’émettent les visiteurs par l’éclairage de zone de la forêt, celle-ci renvoie des sons en réponse. Cet univers naturel donne lieu à un univers musical, où le promeneur se transforme en véritable musicien débutant, chacun de ses mouvements créent des flux sonores différents. De fait, des œuvres musicales sont créées perpétuellement par le passage d’un ensemble de visiteurs qui en commun composent avec la nature.</p>
<p>La visite : Muni d’une lampe torche et guidé par un chemin parsemé de cailloux lumineux, le promeneur-visiteur se retrouve dans l’obscurité, lorsqu’un souffle sonore représentant le vent de la forêt vient à lui. Au sein d’un lieu sombre, les individus éclairent une végétation composée de branches et de fleurs luminescentes qui réagissent en fonction des flux lumineux. Ce sont des capteurs cachés dans les pistils de ces fleurs qui retranscrivent à un programme informatique les impulsions et les variations des lumières. De fait, un ordinateur réalise une mélodie associée et variée à chacune des fleurs par le biais d’enceinte dissimulée dans l’espace.</p>
<ul>
<li><a href="http://www.scenocosme.com/alsos.htm">En savoir plus</a></li>
</ul>
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		<title>« In Fabula » au Rize de Villeurbanne : une œuvre mémorielle collaborative</title>
		<link>https://benayoun.com/openartblog/?p=136</link>
		<comments>https://benayoun.com/openartblog/?p=136#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 31 May 2011 07:22:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud Laborderie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Rize, centre Mémoires et Société, ouvert depuis février 2008 à Villeurbanne, est un lieu de rencontres, d’échanges. Espace d’actions culturelles et pédagogiques, il présente « In Fabula », une oeuvre numérique alliant son, image et texte, qui interroge la mémoire vécue &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=136">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Rize, centre Mémoires et Société, ouvert depuis février 2008 à Villeurbanne, est un lieu de rencontres, d’échanges. Espace d’actions culturelles et pédagogiques, il présente « In Fabula », une oeuvre numérique alliant son, image et texte, qui interroge la mémoire vécue et imaginée des habitants, en montrant une ville à la fois réelle et virtuelle.</strong></p>
<p><span id="more-136"></span>Au milieu de ses nombreuses archives relatant le passé de la ville, pourquoi ne pas y représenter l’âme actuelle de la commune grâce à la participation de sa population, aussi diverse soit-elle. Mettre en scène la façon dont les habitants perçoivent leur ville et montrer ainsi, en quoi ces perceptions alimentent une identité et une mémoire commune. Mieux vivre ensemble, c’est mieux se connaître et s’intéresser aux personnes qui forgent l’identité du territoire.</p>
<p>Alors, il était évident qu’afin d’enrichir un centre de tous temps, on ne peut qu’allier à la richesse documentaire papier, un signe de modernité avec une oeuvre numérique.</p>
<p>Une oeuvre numérique ? Oui, car elle utilise comme matières premières : des pensées, des histoires, mis en forme par des mots, des textes bruts et authentiques, des expressions sans inhibition&#8230; mais également des images en utilisant des vidéos et du son : paroles, voix ou musique. Voilà, en quoi cette oeuvre est bien différente d’un livre.</p>
<p>Son nom ? <strong>IN FABULA</strong>, « dans l’histoire », en latin. Un petit indice pour éveiller la curiosité des visiteurs et sous-entendre le sujet de l’oeuvre : s’interroger sur la mémoire vécue et imaginée des habitants.</p>
<p>Cette oeuvre évolutive et participative s’est forgée en dix semaines grâce à plus de 500 villeurbannais et un collectif d’artistes, géré par Denis Vedelago- artiste multimédia.</p>
<p>Il a été question dans un premier temps pour Anaïs Escot, écrivain, de créer une douzaine d’ateliers d’écriture. Elle demande aux Villeurbannais de raconter leur vie vécue, inventée ou souhaitée ; des anecdotes, des histoires, des états d’âmes, des rêves&#8230;sans aucune inhibition. Anaïs Escot n’a eu qu’à soustraire des parcelles de ce texte brut, sans n’y apporter aucune modification et en faire des brides de poésie. Le visiteur pourra lire en projections ces confidences ou les entendre grâce aux 27 lecteurs qui ont prêté leur voix afin de donner de la véracité aux dialogues et rendre les voix off touchantes.</p>
<p>Mais ces pensées doivent être accompagnées de visages. Alors, vient une idée originale : mettre un vidéomaton à disposition des habitants, au Rize, et cela a donné d’incroyables résultats : 400 personnes offrent leur visage devant la caméra durant une minute, en solo ou en groupe. Ils parlent, sourient, grimacent, restent immobiles, gênés… Ils sont drôles, touchants, énervants, décevants, étonnants… peu importe, ils sont eux et illustrent bien la diversité de la population villeurbannaise. Tous ces visages anonymes, sans voix vont défiler au Rize, de manière aléatoire sur un mur, au sol. Ces projections sont accompagnées d’un habillage musical et sonore, inspiré des propos racontés par les voix off. C’est un processus aléatoire qui combinent portraits et récits. Voici, le travail qu’a établi le duo d’artistes numériques Scénocosme avec Grégory Lasserre et Anaïs Met Den Anext.</p>
<p>Ainsi, vous l’aurez bien compris, ce n’est pas une simple vidéo projection. Denis Vedelago et son équipe permettent aux visiteurs du Rize d’évoluer, d’avancer dans <strong>IN FABULA</strong>, et de montrer une ville virtuelle et réelle à la fois. C’est une oeuvre numérique complète alliant son, image et texte. C’est un art moderne, au service de la société, éveillant la curiosité et l’intérêt de l’homme.</p>
<ul>
<li>Le projet en ligne : <a>www.infabula.org/</a></li>
</ul>
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		<title>« Tessel » par LAb[au] et Kangding Ray : espace-son polymorphe</title>
		<link>https://benayoun.com/openartblog/?p=128</link>
		<comments>https://benayoun.com/openartblog/?p=128#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 22 May 2011 16:09:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud Laborderie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>

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		<description><![CDATA[Fruit d’une collaboration entre le collectif LAb[au] et Kangding Ray (Aka David Letellier) pour le festival Nemo, Tessel est une installation expérimentale qui interroge le rapport du visiteur à l&#8217;espace sonorisé. Dans la lignée de la sculpture en mouvement motorisé &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=128">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Fruit d’une collaboration entre le collectif LAb[au] et Kangding Ray (Aka David Letellier) pour le festival Nemo, <em>Tessel </em> est une installation expérimentale qui interroge le rapport du visiteur à l&#8217;espace sonorisé. Dans la lignée de la sculpture en mouvement motorisé dont les figures emblématiques sont Schöffer et Tinguely, <em>Tessel</em> s&#8217;inscrit dans une démarche artistique relevant du metadesign, à mi-chemin du son, de la sculpture animée, de l&#8217;architecture cinétique et du design.</strong></p>
<p><span id="more-128"></span>Par ses mouvements lents, cette « raie manta » d&#8217;aluminium origamisé, dispositif suspendu et autonome, questionne l&#8217;espace, et la façon dont le visiteur l&#8217;appréhende. Son esthétique froide et mathématique en fait une installation contemplative associant l&#8217;ambiance irréelle des nappes sonores distordues de Kangding Ray, aux lents plié/dépliés des facettes de métal. Paramétrée pour que le son déclenche le mouvement (certaines facettes sont équipées de haut parleurs), son évolution dans l&#8217;espace crée une attente, celle du prochain geste, celle de la forme renouvelée que prendra sa surface, empiétant sur l&#8217;espace du visiteur.</p>
<h2>LAb[au] : un laboratoire artistique interdisciplinaire</h2>
<p>Le nom Lab[au] renvoi au Bauhaus, qui s&#8217;inscrivait également dans une démarche interdisciplinaire où l&#8217;architecture était vue à travers le prisme de l&#8217;art contemporain. Ce collectif belge fondé en 1997 expérimente des installations audiovisuelles, des créations interactives qui interrogent les notions d&#8217;espace et de flux d&#8217;information, pour lesquelles ils développent leurs propres programmes informatiques. Leur domaine d&#8217;expérimentation est vaste: urbanisme, architecture, danse contemporaine, design, musique&#8230;</p>
<p>Signé sur le label de musique électronique allemand Raster-Noton (auquel ont déjà contribué des artistes tels que Ryoji Ikeda, et plus récemment Alva Noto et Ryuichi Sakamoto, Kangding Ray (Sebastien Letellier) est un compositeur sonore français, basé à Berlin, dont les boucles ambiantes teintées d&#8217;electronica minimaliste donnent vie à l&#8217;installation <em>Tessel</em>.</p>
<p><em>Tessel</em> est désormais visible à l’Atelier GH : <a href="http://www.ateliergh.com/">http://www.ateliergh.com/</a>.</p>
<ul>
<li>Installation <em>Tessel</em> sur YouTube : <a href="http://youtu.be/wydnMuYIxr0">http://youtu.be/wydnMuYIxr0</a></li>
<li>Site de LabAU : <a href="http://lab-au.com/">http://lab-au.com/</a></li>
<li>Site de Kangding Ray : <a href="http://www.kangdingray.com/">http://www.kangdingray.com/</a></li>
</ul>
<p><strong>Pour aller plus loin:</strong></p>
<p>Le domaine de l&#8217;architecture cinétique tente de redéfinir le rapport au bâtiment et à l&#8217;habitat. Utilisant la technologie, la construction se met au service de son usager, et dépasse sa fonction première d&#8217;habitat.</p>
<ul>
<li>Dynamic facade « Kiefer Technic Showroom » sur YouTube : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=rAn4ldWjw2w&amp;NR=1">http://www.youtube.com/watch?v=rAn4ldWjw2w&amp;NR=1</a></li>
<li>Emergent Surface « Design and the Elastic Mind » sur YouTube : <a href="http://youtu.be/ny-beODRB2U">http://youtu.be/ny-beODRB2U</a></li>
<li>Démonstration « Hyposurface » avec interview Mark Goulthrope sur Dailymotion : <a href="http://dai.ly/dao5it">http://dai.ly/dao5it</a></li>
</ul>
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		<title>Boris Petrovsky, « The Nixie Mixie Matrix » : messages au cœur de la matrice</title>
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		<pubDate>Sat, 21 May 2011 14:06:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud Laborderie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>

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		<description><![CDATA[Créé par l’artiste allemand Boris Petrovsky, The Nixie Mixie Matrix propose une expérience originale de création de messages qui s’échangent électroniquement par le web et viennent s’inscrire dans l’installation par des néons de couleurs. The Nixie Mixie Matrix est un &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=123">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Créé par l’artiste allemand Boris Petrovsky, <em>The Nixie Mixie Matrix</em> propose une expérience originale de création de messages qui s’échangent électroniquement par le web et viennent s’inscrire dans l’installation par des néons de couleurs.</strong></p>
<p><span id="more-123"></span><em>The Nixie Mixie Matri</em>x est un dispositif constitué par cent tubes de néon de différentes longueurs et couleurs, disposés sur plusieurs couches, de manière chaotique, dans une grande boite noire haute de plusieurs mètres. A côté se trouve un ordinateur où le visiteur est invité à taper ses messages, d’un maximum de 40 mots, qui apparaissent soudainement au centre de la matrice.<br />
J’ai testé le dispositif en tapant les mots « I love my life » : après quelques instants, l’installation s’est mise en marche et les néons ont reproduit mon message avec un bel effet visuel de clignotement coloré. Il faut décoder le texte qui apparaît de manière séquentielle, lettre après lettre, dans le fouillis des tubes lumineux qui s&#8217;allument et s’éteignent alternativement.</p>
<p>L’artiste explique que les messages peuvent transiter via SMS, Twitter et autres systèmes de communication. Une web-réponse automatique est envoyée à chaque message via les moteurs de recherche. L’installation est reliée aux 440 caractères de la matrice &lt;&lt;You&amp;Me-isms&gt;&gt; du Centre des arts et des médias de Karlsruhe, en Allemagne, où ils sont stockés. Les messages des utilisateurs sont transmis à la fois en France et en Allemagne.</p>
<p>Boris Petrovsky est familier des installations utilisant des tubes lumineux. L’usage qu’il fait ici des néons pour transcrire les messages interroge les processus d’échange et de lecture : « en attribuant les messages, les utilisateurs organisent l&#8217;enchevêtrement des matières comme une structure géométrique par leurs mots avec un sens linguistique ou non-sens », précise-t-il.</p>
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		<title>YRO YTO, « Akuery » : un atelier de création numérique</title>
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		<pubDate>Fri, 20 May 2011 13:04:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud Laborderie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>

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		<description><![CDATA[YRO YTO est un studio de création d’art numérique et d’installations interactives. Pour le festival EXIT 2011 à Créteil, il présente « Akuery », un atelier de créations de films d’animation image par image à l’aide de petites formes géométriques que l’on &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=116">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>YRO YTO est un studio de création d’art numérique et d’installations interactives. Pour le festival EXIT 2011 à Créteil, il présente « Akuery », un atelier de créations de films d’animation image par image à l’aide de petites formes géométriques que l’on déplace sur une table lumineuse.</strong></p>
<p><span id="more-116"></span>A la fois intuitive et ludique, cette installation permet de fabriquer des films image par image à l’aide de formes simples en plexiglas coloré – triangles, cercles, carrés. Ici, aucune notion technique ou informatique n’est nécessaire. Libre cours à notre imagination. Seul compte le plaisir de jouer. Trois boutons permettent d’activer les fonctions simples du dispositif: enregistrer, remettre à zéro, afficher son film en plein écran.</p>
<p><em>Akuery </em>est un atelier d’art numérique simple et créatif qui attire l’attention des enfants. Ils placent leurs mains sur la table lumineuse, déplacent les formes et cliquent pour enregistrer. L’animation image par image s’affiche alors sur l’écran. Les enfants, très inspirés par le dispositif, peuvent ainsi s’initier aux techniques de « stopmotion » et de « pixilation ». Ils prennent conscience qu’une animation, une image numérique est réalisée par des pixels, en utilisant un nombre limité de couleurs. Le public et l’installation travaillent et jouent ensemble dans un dialogue qui produit une œuvre d’art unique en temps réel.</p>
<ul>
<li>Le site de YRO YTO : <a href="http://www.yroyto.com/">http://www.yroyto.com</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
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