<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>OpenArtBlog &#187; Arnaud Laborderie</title>
	<atom:link href="http://benayoun.com/openartblog/?author=5&#038;feed=rss2" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://benayoun.com/openartblog</link>
	<description>Art, New Media and after...</description>
	<lastBuildDate>Thu, 17 Jan 2013 06:54:34 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>« Alsos »  par Scenocosme : la lumière source de création sonore</title>
		<link>https://benayoun.com/openartblog/?p=142</link>
		<comments>https://benayoun.com/openartblog/?p=142#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 11 Jun 2011 18:05:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud Laborderie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://openartblog.net/?p=142</guid>
		<description><![CDATA[Scenocosme est un duo d’artistes formé de Grégory Lasserre et Anaïs met den Ancxt. En mêlant art numérique interactif, musique et architecture, ils créent des œuvres évolutives et interactives singulières. Ils font appel aux technologies numériques pour donner naissance à &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=142">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Scenocosme est un duo d’artistes formé de Grégory Lasserre et Anaïs met den Ancxt. En mêlant art numérique interactif, musique et architecture, ils créent des œuvres évolutives et interactives singulières. Ils font appel aux technologies numériques pour donner naissance à de nouvelles formes, au sens pur, poétique, reflétant auxquelles les spectateurs donnent vie une partie vivante. En effet les œuvres de Scenocosme sont interactives, elles évoluent et existent grâce à l’action des spectateurs. Ces deux artistes utilisent la technologie numérique pour rendre compte des relations invisibles que l’être humain entretien avec l’environnement. Ils rendent ainsi visibles ces variations énergétiques en créant des mises en scènes interactives où le spectateur vit une expérience sensorielle.</strong></p>
<p><span id="more-142"></span><br />
C’est au cœur d’un espace qu’une forêt prend place, et invite le visiteur à se promener au sein d’Alsos. Immergé au milieu d’une clairière imaginaire, le visiteur-promeneur prend connaissance d’un lieu intimiste où la rêverie est de mise. Entre mystère et univers fantastique, cette forêt interpelle le passant en lui révélant sa nature et sa vie à travers des sons qu’elle émet grâce à l’action de celui-ci, muni d’une lampe torche il interagit avec le lieu, il devient porteur de lumière, de sens et d’une œuvre.</p>
<p>Quel est cet univers mystérieux où l’on se perd et où l’on a nos sens en éveil ? La forêt. Un lieu tant mystique par son silence et son côté sombre, et tant enchanteresse par sa puissance dégagée et ses secrets enfouis. Elle éveille en chacun ses propres origines et un retour vers la nature qui était perçu par nos ancêtres comme étant sacrée, enveloppe d’esprit ou de divinité. D’ailleurs « Alsos » signifie en grec « bois sacré ».</p>
<p>Toutefois, de nos jours, si la forêt ne représente plus tant cette part fantastique et divine, elle contribue toujours à stimuler l’inconscient humain en créant cette atmosphère sombre et anxiogène, les peurs sont un transfert de l’inconscience.</p>
<p>Alsos est le reflet d’une volonté d’hybrider la nature. L’objectif est d’allier une possibilité technologique à une matière complètement naturelle, végétale. Alsos fonctionne par le flux de données et l’interaction sonore, effectivement grâce aux données qu’émettent les visiteurs par l’éclairage de zone de la forêt, celle-ci renvoie des sons en réponse. Cet univers naturel donne lieu à un univers musical, où le promeneur se transforme en véritable musicien débutant, chacun de ses mouvements créent des flux sonores différents. De fait, des œuvres musicales sont créées perpétuellement par le passage d’un ensemble de visiteurs qui en commun composent avec la nature.</p>
<p>La visite : Muni d’une lampe torche et guidé par un chemin parsemé de cailloux lumineux, le promeneur-visiteur se retrouve dans l’obscurité, lorsqu’un souffle sonore représentant le vent de la forêt vient à lui. Au sein d’un lieu sombre, les individus éclairent une végétation composée de branches et de fleurs luminescentes qui réagissent en fonction des flux lumineux. Ce sont des capteurs cachés dans les pistils de ces fleurs qui retranscrivent à un programme informatique les impulsions et les variations des lumières. De fait, un ordinateur réalise une mélodie associée et variée à chacune des fleurs par le biais d’enceinte dissimulée dans l’espace.</p>
<ul>
<li><a href="http://www.scenocosme.com/alsos.htm">En savoir plus</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://benayoun.com/openartblog/?feed=rss2&#038;p=142</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>« In Fabula » au Rize de Villeurbanne : une œuvre mémorielle collaborative</title>
		<link>https://benayoun.com/openartblog/?p=136</link>
		<comments>https://benayoun.com/openartblog/?p=136#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 31 May 2011 07:22:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud Laborderie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://openartblog.net/?p=136</guid>
		<description><![CDATA[Le Rize, centre Mémoires et Société, ouvert depuis février 2008 à Villeurbanne, est un lieu de rencontres, d’échanges. Espace d’actions culturelles et pédagogiques, il présente « In Fabula », une oeuvre numérique alliant son, image et texte, qui interroge la mémoire vécue &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=136">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Rize, centre Mémoires et Société, ouvert depuis février 2008 à Villeurbanne, est un lieu de rencontres, d’échanges. Espace d’actions culturelles et pédagogiques, il présente « In Fabula », une oeuvre numérique alliant son, image et texte, qui interroge la mémoire vécue et imaginée des habitants, en montrant une ville à la fois réelle et virtuelle.</strong></p>
<p><span id="more-136"></span>Au milieu de ses nombreuses archives relatant le passé de la ville, pourquoi ne pas y représenter l’âme actuelle de la commune grâce à la participation de sa population, aussi diverse soit-elle. Mettre en scène la façon dont les habitants perçoivent leur ville et montrer ainsi, en quoi ces perceptions alimentent une identité et une mémoire commune. Mieux vivre ensemble, c’est mieux se connaître et s’intéresser aux personnes qui forgent l’identité du territoire.</p>
<p>Alors, il était évident qu’afin d’enrichir un centre de tous temps, on ne peut qu’allier à la richesse documentaire papier, un signe de modernité avec une oeuvre numérique.</p>
<p>Une oeuvre numérique ? Oui, car elle utilise comme matières premières : des pensées, des histoires, mis en forme par des mots, des textes bruts et authentiques, des expressions sans inhibition&#8230; mais également des images en utilisant des vidéos et du son : paroles, voix ou musique. Voilà, en quoi cette oeuvre est bien différente d’un livre.</p>
<p>Son nom ? <strong>IN FABULA</strong>, « dans l’histoire », en latin. Un petit indice pour éveiller la curiosité des visiteurs et sous-entendre le sujet de l’oeuvre : s’interroger sur la mémoire vécue et imaginée des habitants.</p>
<p>Cette oeuvre évolutive et participative s’est forgée en dix semaines grâce à plus de 500 villeurbannais et un collectif d’artistes, géré par Denis Vedelago- artiste multimédia.</p>
<p>Il a été question dans un premier temps pour Anaïs Escot, écrivain, de créer une douzaine d’ateliers d’écriture. Elle demande aux Villeurbannais de raconter leur vie vécue, inventée ou souhaitée ; des anecdotes, des histoires, des états d’âmes, des rêves&#8230;sans aucune inhibition. Anaïs Escot n’a eu qu’à soustraire des parcelles de ce texte brut, sans n’y apporter aucune modification et en faire des brides de poésie. Le visiteur pourra lire en projections ces confidences ou les entendre grâce aux 27 lecteurs qui ont prêté leur voix afin de donner de la véracité aux dialogues et rendre les voix off touchantes.</p>
<p>Mais ces pensées doivent être accompagnées de visages. Alors, vient une idée originale : mettre un vidéomaton à disposition des habitants, au Rize, et cela a donné d’incroyables résultats : 400 personnes offrent leur visage devant la caméra durant une minute, en solo ou en groupe. Ils parlent, sourient, grimacent, restent immobiles, gênés… Ils sont drôles, touchants, énervants, décevants, étonnants… peu importe, ils sont eux et illustrent bien la diversité de la population villeurbannaise. Tous ces visages anonymes, sans voix vont défiler au Rize, de manière aléatoire sur un mur, au sol. Ces projections sont accompagnées d’un habillage musical et sonore, inspiré des propos racontés par les voix off. C’est un processus aléatoire qui combinent portraits et récits. Voici, le travail qu’a établi le duo d’artistes numériques Scénocosme avec Grégory Lasserre et Anaïs Met Den Anext.</p>
<p>Ainsi, vous l’aurez bien compris, ce n’est pas une simple vidéo projection. Denis Vedelago et son équipe permettent aux visiteurs du Rize d’évoluer, d’avancer dans <strong>IN FABULA</strong>, et de montrer une ville virtuelle et réelle à la fois. C’est une oeuvre numérique complète alliant son, image et texte. C’est un art moderne, au service de la société, éveillant la curiosité et l’intérêt de l’homme.</p>
<ul>
<li>Le projet en ligne : <a>www.infabula.org/</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://benayoun.com/openartblog/?feed=rss2&#038;p=136</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>« Tessel » par LAb[au] et Kangding Ray : espace-son polymorphe</title>
		<link>https://benayoun.com/openartblog/?p=128</link>
		<comments>https://benayoun.com/openartblog/?p=128#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 22 May 2011 16:09:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud Laborderie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://openartblog.net/?p=128</guid>
		<description><![CDATA[Fruit d’une collaboration entre le collectif LAb[au] et Kangding Ray (Aka David Letellier) pour le festival Nemo, Tessel est une installation expérimentale qui interroge le rapport du visiteur à l&#8217;espace sonorisé. Dans la lignée de la sculpture en mouvement motorisé &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=128">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Fruit d’une collaboration entre le collectif LAb[au] et Kangding Ray (Aka David Letellier) pour le festival Nemo, <em>Tessel </em> est une installation expérimentale qui interroge le rapport du visiteur à l&#8217;espace sonorisé. Dans la lignée de la sculpture en mouvement motorisé dont les figures emblématiques sont Schöffer et Tinguely, <em>Tessel</em> s&#8217;inscrit dans une démarche artistique relevant du metadesign, à mi-chemin du son, de la sculpture animée, de l&#8217;architecture cinétique et du design.</strong></p>
<p><span id="more-128"></span>Par ses mouvements lents, cette « raie manta » d&#8217;aluminium origamisé, dispositif suspendu et autonome, questionne l&#8217;espace, et la façon dont le visiteur l&#8217;appréhende. Son esthétique froide et mathématique en fait une installation contemplative associant l&#8217;ambiance irréelle des nappes sonores distordues de Kangding Ray, aux lents plié/dépliés des facettes de métal. Paramétrée pour que le son déclenche le mouvement (certaines facettes sont équipées de haut parleurs), son évolution dans l&#8217;espace crée une attente, celle du prochain geste, celle de la forme renouvelée que prendra sa surface, empiétant sur l&#8217;espace du visiteur.</p>
<h2>LAb[au] : un laboratoire artistique interdisciplinaire</h2>
<p>Le nom Lab[au] renvoi au Bauhaus, qui s&#8217;inscrivait également dans une démarche interdisciplinaire où l&#8217;architecture était vue à travers le prisme de l&#8217;art contemporain. Ce collectif belge fondé en 1997 expérimente des installations audiovisuelles, des créations interactives qui interrogent les notions d&#8217;espace et de flux d&#8217;information, pour lesquelles ils développent leurs propres programmes informatiques. Leur domaine d&#8217;expérimentation est vaste: urbanisme, architecture, danse contemporaine, design, musique&#8230;</p>
<p>Signé sur le label de musique électronique allemand Raster-Noton (auquel ont déjà contribué des artistes tels que Ryoji Ikeda, et plus récemment Alva Noto et Ryuichi Sakamoto, Kangding Ray (Sebastien Letellier) est un compositeur sonore français, basé à Berlin, dont les boucles ambiantes teintées d&#8217;electronica minimaliste donnent vie à l&#8217;installation <em>Tessel</em>.</p>
<p><em>Tessel</em> est désormais visible à l’Atelier GH : <a href="http://www.ateliergh.com/">http://www.ateliergh.com/</a>.</p>
<ul>
<li>Installation <em>Tessel</em> sur YouTube : <a href="http://youtu.be/wydnMuYIxr0">http://youtu.be/wydnMuYIxr0</a></li>
<li>Site de LabAU : <a href="http://lab-au.com/">http://lab-au.com/</a></li>
<li>Site de Kangding Ray : <a href="http://www.kangdingray.com/">http://www.kangdingray.com/</a></li>
</ul>
<p><strong>Pour aller plus loin:</strong></p>
<p>Le domaine de l&#8217;architecture cinétique tente de redéfinir le rapport au bâtiment et à l&#8217;habitat. Utilisant la technologie, la construction se met au service de son usager, et dépasse sa fonction première d&#8217;habitat.</p>
<ul>
<li>Dynamic facade « Kiefer Technic Showroom » sur YouTube : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=rAn4ldWjw2w&amp;NR=1">http://www.youtube.com/watch?v=rAn4ldWjw2w&amp;NR=1</a></li>
<li>Emergent Surface « Design and the Elastic Mind » sur YouTube : <a href="http://youtu.be/ny-beODRB2U">http://youtu.be/ny-beODRB2U</a></li>
<li>Démonstration « Hyposurface » avec interview Mark Goulthrope sur Dailymotion : <a href="http://dai.ly/dao5it">http://dai.ly/dao5it</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://benayoun.com/openartblog/?feed=rss2&#038;p=128</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Boris Petrovsky, « The Nixie Mixie Matrix » : messages au cœur de la matrice</title>
		<link>https://benayoun.com/openartblog/?p=123</link>
		<comments>https://benayoun.com/openartblog/?p=123#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 21 May 2011 14:06:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud Laborderie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://openartblog.net/?p=123</guid>
		<description><![CDATA[Créé par l’artiste allemand Boris Petrovsky, The Nixie Mixie Matrix propose une expérience originale de création de messages qui s’échangent électroniquement par le web et viennent s’inscrire dans l’installation par des néons de couleurs. The Nixie Mixie Matrix est un &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=123">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Créé par l’artiste allemand Boris Petrovsky, <em>The Nixie Mixie Matrix</em> propose une expérience originale de création de messages qui s’échangent électroniquement par le web et viennent s’inscrire dans l’installation par des néons de couleurs.</strong></p>
<p><span id="more-123"></span><em>The Nixie Mixie Matri</em>x est un dispositif constitué par cent tubes de néon de différentes longueurs et couleurs, disposés sur plusieurs couches, de manière chaotique, dans une grande boite noire haute de plusieurs mètres. A côté se trouve un ordinateur où le visiteur est invité à taper ses messages, d’un maximum de 40 mots, qui apparaissent soudainement au centre de la matrice.<br />
J’ai testé le dispositif en tapant les mots « I love my life » : après quelques instants, l’installation s’est mise en marche et les néons ont reproduit mon message avec un bel effet visuel de clignotement coloré. Il faut décoder le texte qui apparaît de manière séquentielle, lettre après lettre, dans le fouillis des tubes lumineux qui s&#8217;allument et s’éteignent alternativement.</p>
<p>L’artiste explique que les messages peuvent transiter via SMS, Twitter et autres systèmes de communication. Une web-réponse automatique est envoyée à chaque message via les moteurs de recherche. L’installation est reliée aux 440 caractères de la matrice &lt;&lt;You&amp;Me-isms&gt;&gt; du Centre des arts et des médias de Karlsruhe, en Allemagne, où ils sont stockés. Les messages des utilisateurs sont transmis à la fois en France et en Allemagne.</p>
<p>Boris Petrovsky est familier des installations utilisant des tubes lumineux. L’usage qu’il fait ici des néons pour transcrire les messages interroge les processus d’échange et de lecture : « en attribuant les messages, les utilisateurs organisent l&#8217;enchevêtrement des matières comme une structure géométrique par leurs mots avec un sens linguistique ou non-sens », précise-t-il.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://benayoun.com/openartblog/?feed=rss2&#038;p=123</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>YRO YTO, « Akuery » : un atelier de création numérique</title>
		<link>https://benayoun.com/openartblog/?p=116</link>
		<comments>https://benayoun.com/openartblog/?p=116#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 May 2011 13:04:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud Laborderie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://openartblog.net/?p=116</guid>
		<description><![CDATA[YRO YTO est un studio de création d’art numérique et d’installations interactives. Pour le festival EXIT 2011 à Créteil, il présente « Akuery », un atelier de créations de films d’animation image par image à l’aide de petites formes géométriques que l’on &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=116">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>YRO YTO est un studio de création d’art numérique et d’installations interactives. Pour le festival EXIT 2011 à Créteil, il présente « Akuery », un atelier de créations de films d’animation image par image à l’aide de petites formes géométriques que l’on déplace sur une table lumineuse.</strong></p>
<p><span id="more-116"></span>A la fois intuitive et ludique, cette installation permet de fabriquer des films image par image à l’aide de formes simples en plexiglas coloré – triangles, cercles, carrés. Ici, aucune notion technique ou informatique n’est nécessaire. Libre cours à notre imagination. Seul compte le plaisir de jouer. Trois boutons permettent d’activer les fonctions simples du dispositif: enregistrer, remettre à zéro, afficher son film en plein écran.</p>
<p><em>Akuery </em>est un atelier d’art numérique simple et créatif qui attire l’attention des enfants. Ils placent leurs mains sur la table lumineuse, déplacent les formes et cliquent pour enregistrer. L’animation image par image s’affiche alors sur l’écran. Les enfants, très inspirés par le dispositif, peuvent ainsi s’initier aux techniques de « stopmotion » et de « pixilation ». Ils prennent conscience qu’une animation, une image numérique est réalisée par des pixels, en utilisant un nombre limité de couleurs. Le public et l’installation travaillent et jouent ensemble dans un dialogue qui produit une œuvre d’art unique en temps réel.</p>
<ul>
<li>Le site de YRO YTO : <a href="http://www.yroyto.com/">http://www.yroyto.com</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://benayoun.com/openartblog/?feed=rss2&#038;p=116</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>« Bestiario » : réalité virtuelle</title>
		<link>https://benayoun.com/openartblog/?p=102</link>
		<comments>https://benayoun.com/openartblog/?p=102#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 May 2011 12:13:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud Laborderie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://openartblog.net/?p=102</guid>
		<description><![CDATA[Présenté dans le cadre du « International Animation Festival week » au Portugal, Bestiario est une installation créée par Pedro Huertas, Helena Figueiredo et Natalia Tamayo, à partir des écrits du « Bestiarum Vocabulum », le bestiaire médiéval. Par l’interaction entre un spectateur et son &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=102">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Présenté dans le cadre du « International Animation Festival week » au Portugal, <em>Bestiario </em>est une installation créée par Pedro Huertas, Helena Figueiredo et Natalia Tamayo, à partir des écrits du « Bestiarum Vocabulum », le bestiaire médiéval. Par l’interaction entre un spectateur et son ombre virtuelle, cette œuvre cherche explorer les sens de la condition humaine, où persiste une nature hybride, entre l’être rationnel et son aspect animal, même si cette combinaison n’est pas toujours consciente.</strong></p>
<p><span id="more-102"></span>L’installation se déroule à l’intérieur d’une salle sombre : un paysage, projeté sur le mur, rappelle la mise en scène du théâtre d&#8217;ombres chinoises, où les figures qui apparaissent sont les ombres de celles cachées derrière le rideau. Ce paysage est composé d’éléments naturels – arbres, herbes – qui rappellent la steppe africaine et met en évidence l’idée d’animal et de sauvage.</p>
<p>Un personnage aux caractéristiques humaines fait des mouvements pour attirer l’attention du spectateur. Quand un visiteur passe devant la scène, il est capté par une camera infrarouge qui envoie les données du mouvement à un ordinateur. Le personnage commence alors à imiter les mouvements du visiteur, mais il ajoute aussi des éléments d’ordre animal à la posture du spectateur.</p>
<p>En ouvrant ses ailes, le personnage exprime symboliquement l’envol, comme un désir de liberté que nous partageons avec les animaux. Est-ce le signe d’une volonté de découvrir le monde en s’ouvrant à de nouvelles possibilités ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://benayoun.com/openartblog/?feed=rss2&#038;p=102</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Christiaan Zwanikken, « Scorched Earth » : un monde post-humain</title>
		<link>https://benayoun.com/openartblog/?p=88</link>
		<comments>https://benayoun.com/openartblog/?p=88#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 May 2011 10:03:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud Laborderie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://openartblog.net/?p=88</guid>
		<description><![CDATA[« Scorched Earth » est un paysage interactif post-apocalyptique, composé de métaux et de minerais, extraits d’une mine de cuivre toxique et abandonnée. Le visiteur est immergé dans l’installation qui régit à sa présence alors que toute trace humaine a disparu. Un sentiment &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=88">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« Scorched Earth » est un paysage interactif post-apocalyptique, composé de métaux et de minerais, extraits d’une mine de cuivre toxique et abandonnée. Le visiteur est immergé dans l’installation qui régit à sa présence alors que toute trace humaine a disparu. Un sentiment troublant, à la fois angoissant et fascinant.</strong></p>
<p>Le monde que l’on connaît aujourd’hui n’existe plus ; il est remplacé par une vision sortie de Mad Max. C’est un monde sans humains, sans animaux, sans végétation : un monde où les êtres vivants n’existent plus et qui, pourtant, n’est ni totalement mort ni vraiment vivant.</p>
<p><span id="more-88"></span>Le paysage, composé de métaux et de minéraux, tremble, animé par deux cents petites machines électromécaniques dissimulées comme des mines et bougent par des microcontrôleurs. Ces machines réagissent à la présence du visiteur en provoquant les vibrations saccadées du paysage : ce monde agonisant sursaute sous les yeux du visiteur ; il réagit à sa présence, à la fois victime et bourreau de ce monde détruit.</p>
<h2>Un message prophétique</h2>
<p><em>Scorched Earth </em>transmet un message apocalyptique : c’est une œuvre qui tente de nous faire prendre conscience de nos erreurs, du mauvais usage des ressources naturelles, de l’effet de serre… bref qui interroge notre rôle comme administrateurs de la planète. <em></em></p>
<p>Néanmoins le message est répétitif, et la composition, les couleurs, la mise en scène de Zwanikken sont si bien agencés, que le spectateur se trouble de trouver si belle une œuvre tellement triste et dérangeante. La démonstration magistrale de l’artiste touche au but en faisant interagir l’homme avec ce paysage inconsolable. La terre d’un futur proche réagit à la présence de l’homme, ici et maintenant. La terre d’un futur proche rappelle à l’homme d’aujourd’hui qu’elle sera la conséquence de ses actions présentes. Le spectateur entre ainsi en une conversation avec son futur à travers la mise en scène électromécanique d’un paysage vibrant et souffrant.</p>
<p>Cette sensation perturbante de beauté mêlée d’apocalypse se fait moins réconfortante quand le spectateur se trouve quelques pas plus loin devant <a href="http://benayoun.com/openartblog/?p=34"><em>The Good, The Bad and The Ugly</em></a>, du même auteur.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://benayoun.com/openartblog/?feed=rss2&#038;p=88</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Hiroaki Humeda, « Haptic Installation Version » : expérimenter la lumière</title>
		<link>https://benayoun.com/openartblog/?p=51</link>
		<comments>https://benayoun.com/openartblog/?p=51#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 13 May 2011 15:31:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud Laborderie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://openartblog.net/?p=51</guid>
		<description><![CDATA[La lumière occupe une place essentielle dans l’art du chorégraphe japonais Hiroaki Umeda : il la travaille comme un moyen de transmettre la danse. Dans Haptic Installation Version (2010), une installation visuelle et sonore présentée du 10 au 20 mars 2011 &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=51">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La lumière occupe une place essentielle dans l’art du chorégraphe japonais Hiroaki Umeda : il la travaille comme un moyen de transmettre la danse. Dans <em>Haptic Installation Version </em>(2010), une installation visuelle et sonore présentée du 10 au 20 mars 2011 au festival d’art numérique EXIT 2011, l’artiste propose d’expérimenter une sensation physique : « sentir la lumière les yeux fermés ».</strong></p>
<p>En tant que chorégraphe, Hiroaki Umeda a constaté le rôle décisif de la lumière dans la création de ses spectacles de danse. Pour transmettre sa fascination au public, il a souhaité « travailler la lumière comme une sensation physique » autour du concept qu’il nomme le « toucher de la lumière ».</p>
<p><span id="more-51"></span></p>
<p><strong>Une expérience visuelle et sonore</strong></p>
<p>Le dispositif se compose d’une boite noire, renfermant un stroboscope, avec<em> </em>une ouverture qui laisse fuser le faisceau lumineux. On ferme les yeux, la tête positionnée dans l’axe. La lumière, puissante, est projetée directement sur les paupières fermées du spectateur, qui est alors utilisée comme un écran. Un casque audio diffuse une bande sonore qui accompagne l’expérience visuelle. Il existe une version monochrome noire et une version couleur, chacune d’une durée de 2mn30. « L’un met l’accent sur les variations d’intensité et l’autre sur les fréquences » précise l’artiste.</p>
<p>Plongé dans un noir total, les seuls stimuli qui parviennent au spectateur émanent du casque et construisent un univers sonore composé de bruits numériques et artificiels. La position assise et la fermeture des yeux révèlent au spectateur et sa vulnérabilité et son abandon à l’œuvre, qui lui obligent à faire confiance à l’artiste et croire au caractère inoffensif de son installation. La lumière arrive alors, puissante, choquante, épileptique. La chaleur de la projection sur les paupières en simultané des déplacements de la source lumineuse crée une sensation physique de présence de la lumière. Les variations d’intensité se succèdent, certaines apaisantes, d’autres crispantes ; la perte des repères sensoriels familiers provoquent une immersion totale dans le voyage quasi-spatiale que nous propose Umeda.</p>
<p>On a davantage ressenti que vu, l’expérience sensorielle a pris le pas sur l’observation optique. L’expérience relève bel et bien du “Haptic”.</p>
<p><strong>Regarder l’œuvre les yeux fermés</strong></p>
<p>« L’haptique désigne la science du toucher, par analogie avec acoustique ou optique. Au sens strict, l’haptique englobe le toucher et les phénomènes kinesthésiques, c&#8217;est-à-dire la perception du corps dans l’environnement. » (Wikipédia)</p>
<p>Dans notre vie quotidienne nous sommes habitués à tout faire les yeux ouverts. Il y a une prééminence de la vue par rapport aux autres sens dans la plupart d&#8217;activités que nous faisons chaque jour.  L&#8217;art haptique est une opposition à l&#8217;art optique. Ce type d&#8217;art nous propose un modèle diffèrent de sentir l&#8217;art, et ouvre de nouveaux portails d&#8217;accès à des sensations.</p>
<p>Haptic est une installation qui nous confronte à une situation totalement inédite de &laquo;&nbsp;regarder&nbsp;&raquo; une oeuvre avec les yeux fermés, et nous montre qu&#8217;il existe plusieurs façons d&#8217;apprécier l&#8217;art, beaucoup plus loin de ce que nous voyons.</p>
<p>La musique ne joue pas un rôle secondaire : elle guide en tout moment la lumière et donne aux spectateur une immersion plus profonde au sein de cette œuvre. Il y a des séquences différentes et des séquences répétitives qui sont présents le long de la représentation. Chaque spectateur peut les interpréter à sa propre façon et il peut trouver la manière de traduire leurs intensités et fréquences.</p>
<ul>
<li><a href="http://www.youtube.com/watch?v=gMJhMxtlsig">chrorégraphie sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=gMJhMxtlsig</a></li>
<li> le site de l’artiste : <a href="http://hiroakiumeda.com/">http://hiroakiumeda.com/</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://benayoun.com/openartblog/?feed=rss2&#038;p=51</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Bertrand Lamarche, « Réplique » : du cinétique à l’organique</title>
		<link>https://benayoun.com/openartblog/?p=43</link>
		<comments>https://benayoun.com/openartblog/?p=43#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 12 May 2011 08:27:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud Laborderie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://openartblog.net/?p=43</guid>
		<description><![CDATA[Bertrand Lamarche, né en France en 1966, interroge à travers des sculptures, performances, photographies ou installations les relations entre mouvement, son et lumière, et particulièrement la manière dont ces phénomènes s’inscrivent dans la ville et dans le temps. La réaction &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=43">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Bertrand Lamarche, né en France en 1966, interroge à travers des sculptures, performances, photographies ou installations les relations entre mouvement, son et lumière, et particulièrement la manière dont ces phénomènes s’inscrivent dans la ville et dans le temps. La réaction du public à ces stimuli physiques ou visuels est souvent intégrée au cœur même du dispositif. Pour le Festival EXIT 2011, il présente <em>Réplique</em>, une installation créée en 2008 et présentée à la FIAC 2010.</strong> <span id="more-43"></span>Installation constituée d’un faisceau de lumière, d’une surface réfléchissante et d’une image projetée sur une toile, <em>Réplique</em> est plongée dans le noir. Le réflecteur est une surface recouverte de papier brillant, lui-même tendu sur du velours. En son centre, un petit moteur entraîne de façon lente et régulière la rotation de deux baguettes, qui déforment à leur contact la surface du réflecteur. Le faisceau de lumière, rencontrant cette matière toujours changeante, se difracte de manière irrégulière dans le temps et dans l’espace, comme par spasmes, et forme des dessins lumineux.</p>
<p>Par un procédé assez rudimentaire, Bertrand Lamarche réussit ainsi à interpeller le visiteur exigeant d’un festival d’art « numérique ». En effet, l’interprétation des formes projetées est libre, laissée au visiteur. Devant la toile, dans l’obscurité, on peut entendre des commentaires aussi variés que devant un test de Rorschach ! Une constante cependant : ce procédé cinétique reproduit incroyablement bien un processus organique. Ondulation d’algues marines, pousse de végétaux observée au ralenti, mouvement de constellations lointaines… Pour Marie-Ange Brayer, auteure de la monographie de Bertrand Lamarche, Réplique est « une machine génératrice de formes organiques qui se meuvent entre éther hypnotique et entropie. Cette autogénération apparaît comme une simulation des modèles mécanistes de la perception ou encore, une involution des membranes fluides, filaires algorithmiques, architecture liquide ou exploration génétique de la forme architecturale. Ou encore, cellules nerveuses d’un cerveau, magma inchoatif de formes matières, transformation biologique d’organismes. »</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://benayoun.com/openartblog/?feed=rss2&#038;p=43</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Christiaan Zwanikken, &#171;&#160;The Good, The Bad and The Ugly&#160;&#187; : une œuvre bio-technologique</title>
		<link>https://benayoun.com/openartblog/?p=34</link>
		<comments>https://benayoun.com/openartblog/?p=34#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 May 2011 08:11:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud Laborderie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival EXIT 2011]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://openartblog.net/?p=34</guid>
		<description><![CDATA[Artiste néerlandais né en 1967, Christiaan Zwanikken réalise des installations qui animent des crânes, des squelettes ou des animaux naturalisés, à l’aide d’un mécanisme commandé par ordinateur. Avec The Good, The Bad and The Ugly, il offre une vision « paranoïaque &#8230; <a href="https://benayoun.com/openartblog/?p=34">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Artiste néerlandais né en 1967, Christiaan Zwanikken réalise des installations qui animent des crânes, des squelettes ou des animaux naturalisés, à l’aide d’un mécanisme commandé par ordinateur. Avec <em>The Good, The Bad and The Ugly</em>, il offre une vision « paranoïaque » du monde contemporain à travers un zoo futuriste miniature, composé de trois êtres hybrides, mi-animaux mi-machines, fusion de matériaux organiques avec la technologie interactive.</strong></p>
<p>Présenté dans le cadre du Festival EXIT 2011, <em>The Good, The Bad and The Ugly (</em><em>Le Bon, la Brute et le Truand) </em>met en scène des êtres sombres, instables, à la fois drôles et effrayants, qui associent des parties de corps d’animaux naturalisés (tête d’oiseaux, ailes) avec des éléments mécaniques. Les appareils ne fonctionnent pas, ils « se comportent eux-mêmes », imprévisibles car assistés par ordinateur, pour les rendre « plus naturels, curieusement familiers », précise l’artiste.<br />
<span id="more-34"></span> Cette fusion donne à ces êtres étranges une deuxième vie. On pense au film de Tim Burton, <em>Édouard aux mains d’argent</em>, ou encore à <em>Frankenstein</em>. Les trois oiseaux robotisés s’animent, bougent et semblent communiquer entre eux : la science fiction entre dans la réalité.<br />
Christiaan Zwanikken propose une installation qui assimile nature et artificiel, à travers laquelle l’homme réinvente le vivant et fait revivre ce qui n’était plus.</p>
<h2>La nature contre l’artificiel</h2>
<p>Tel un marionnettiste, proche du théâtre d’ombres, Zwanikken met en scène des êtres hybrides qui mêlent l’organique et l’inorganique, qui n’existent que grâce à la science, qui s’animent et conversent, à mi-chemin du comportement humain et animal.<br />
Le jeu des lumières, qui projettent au mur l’ombre effrayante de ces êtres mystérieux, offre un contraste de clair obscur qui rappelle le travail du maître du suspense, Hitchcock. Ce contraste accentue l’univers théâtral et amplifie l’aspect inquiétant de l’installation.</p>
<p>L’œuvre emprunte son titre au film Sergio Leone, <em>Le Bon, la Brute et le Truand </em>(1968), qui met en scène trois chasseurs de prime avides de trouver un trésor volé et caché dans un cimetière par l’armée sudiste. Elle évoque la scène finale, lorsque les trois brigands se font face. La référence au film accentue le caractère grotesque de ces charognards mécaniques qui semblent se faire face pour un ultime combat contre la mort, mort vaincue une première fois grâce ou à cause de la science et des hommes.<br />
Ainsi ces êtres hors de contrôle, qui revivent grâce à la technologie, sont sur le point de se détruire mutuellement. La boucle est bouclée : les oiseaux meurent, l’homme les raniment grâce la technologie, et ces créatures hybrides vont s’autodétruire. Quelle ironie !<br />
L’apparence de ces êtres, maigres, décharnés, est d’ailleurs plus proche du mort-vivant que du vivant.</p>
<p>Christiaan Zwanikken offre une vision ironique et morbide de la technologie. Il propose une critique sur l’illusion du contrôle par l’homme de ce qu’il crée.<br />
Enigmatique, inquiétante, dérangeante, grotesque… l’œuvre ne laisse pas indifférent. Certains ne retiendront de ces sculptures animées que leur aspect étrange et étonnant, à la manière d’un cabinet de curiosités. D’autres iront chercher une réflexion sur la vie, sur Dieu et sur l’homme qui joue à l’apprenti sorcier. L’inexplicable laisse place à l’imagination.</p>
<ul>
<li> <a href="http://www.youtube.com/watch?v=iTyBZCcu5qY&amp;feature=related"><em>The Good, The Bad and The Ugly</em> sur Youtube</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://benayoun.com/openartblog/?feed=rss2&#038;p=34</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
